La Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la République démocratique du Congo (RDC) est actuellement confrontée à un défi logistique de taille à l’approche des élections. À moins de deux semaines du scrutin prévu le 20 décembre, la CENI sollicite de toute urgence le soutien du Chef de l’État Félix Tshisekedi pour obtenir les moyens nécessaires au déploiement du matériel électoral.
Denis Kadima, président de la CENI, a exprimé les difficultés rencontrées par l’institution dans une correspondance datée du 5 décembre. Il a souligné que la période de déploiement du personnel et du matériel électoral coïncide malheureusement avec la campagne électorale, exacerbant ainsi le déficit en desserte aérienne et la pénurie de carburant. Cette conjonction de facteurs limite considérablement la mobilité et l’intervention de la CENI.
Un appel urgent pour des moyens aériens
La CENI a formulé une demande pressante, sollicitant quatre Antonov 26 et dix hélicoptères pour garantir le déploiement efficace des cargaisons dans les délais impartis. Kadima a souligné l’importance cruciale de ces moyens aériens afin d’assurer la réussite du processus électoral.
En plus de ce défi logistique, la CENI fait état d’un besoin financier supplémentaire. Elle attend du gouvernement un montant de 170 millions USD pour compléter le financement total des opérations, sur un budget initial de 300 millions USD.
Des contraintes financières menacent la préparation des élections
Denis Kadima a exprimé ses inquiétudes quant à la possibilité d’organiser des élections dans des conditions optimales sans le financement adéquat. Il a souligné que l’absence de ces fonds compromettrait sérieusement le bon déroulement du processus électoral.
Alors que plusieurs tonnes de matériel électoral sont déjà présentes sur le sol congolais, les dernières cargaisons doivent quitter les pays étrangers au plus tard le 10 décembre. Ces équipements doivent être acheminés vers les différents sites à travers le pays, en vue de les distribuer dans les différents bureaux de vote.
Malgré ces défis, la CENI continue d’insister sur le respect du calendrier électoral fixé au 20 décembre. L’institution demeure déterminée à surmonter les obstacles actuels pour assurer la tenue des élections dans les délais impartis.
Manassé Kitemoko Kosi

