Kindu, RDC – Dans une démarche visant à apaiser les tensions et à garantir un processus électoral ordonné, le maire de la ville de Kindu, Augustin Mulamba, a émis un arrêté le 19 décembre 2023, interdisant aux candidats aux élections législatives et provinciales de se faire accompagner par une foule de sympathisants lorsqu’ils se rendent aux bureaux de vote.
Les récentes échauffourées entre partisans de différents candidats, ayant parfois entraîné des pertes en vies humaines, ont incité le maire à prendre des mesures afin de sécuriser le processus électoral dans la région.
Une décision individuelle pour un devoir civique
Dans un discours sans équivoque, le maire Mulamba a souligné que « tout candidat devrait s’acquitter de son devoir civique de manière individuelle » et a justifié l’arrêté en mettant en avant la nécessité de préserver l’ordre public dans les bureaux de vote de la ville de Kindu. « Cela vise à éviter les accrochages entre les fanatiques des différents candidats », a-t-il déclaré.
La décision, bien que perçue comme restrictive par certains, vise à assurer la tranquillité et la sécurité tout au long du processus électoral. « Nous devons garantir que chaque citoyen puisse exercer son droit de vote dans un environnement sûr et pacifique », a ajouté le maire.
Des sanctions pénales dissuasives
L’arrêté édicté par le maire Mulamba n’est pas simplement une recommandation, mais une directive assortie de sanctions pénales. Toute personne enfreignant cette interdiction s’expose à des conséquences juridiques.
« Nous prenons cette mesure au sérieux, et le Commandant de la Police Nationale Congolaise, Commissariat Urbain de Kindu, est chargé de veiller à son application rigoureuse », a déclaré le maire.
En conclusion, cette mesure vise à instaurer un climat de confiance et de sécurité pendant le processus électoral, en limitant les risques de confrontations entre partisans. Une décision qui suscite des opinions divergentes, mais qui, selon le maire Mulamba, est nécessaire pour garantir l’intégrité et la stabilité du processus démocratique.
Par Manassé Kitemoko Kosi

