Les récentes élections législatives en République Démocratique du Congo ont été le catalyseur de diverses réactions au sein de l’Union sacrée de la nation. Alors que le Mouvement de Libération du Congo (MLC) exprime son mécontentement face aux résultats, un autre acteur, le Réveil Populaire (REPOP) dirigé par Claude Ibalanky Ekolomba, se joint au concert de protestations. Le REPOP, pourtant membre de l’Union sacrée, conteste vigoureusement la décision de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) qui le place parmi les formations politiques ne répondant pas au seuil d’éligibilité.
Selon Olivier Luwando Ntemabe, porte-parole du REPOP, la CENI aurait attribué à tort au regroupement politique un total de 49 000 voix, un chiffre qui, selon lui, ne correspond pas à la réalité. Dans un entretien accordé à ACTUALITE.CD le 18 janvier 2024, Ntemabe déclare : « Nous fustigeons cette décision arbitraire de la Commission Électorale Nationale Indépendante, ça saute aux yeux, les élections c’est la mathématique, la CENI nous octroie 49 000 voix.«
Le REPOP, fort de plus de 350 candidats déployés à travers le pays, affirme avoir été lésé par une attribution de voix injuste. Ntemabe explique : « Si on fait une moyenne parce que tous nos candidats étaient sur le terrain, nous avons accompagné le candidat n°20 à l’élection présidentielle et nous nous sommes battus pour se retrouver parmi les 500 députés nationaux qui vont se retrouver dans cette législature.«
Le porte-parole du REPOP appelle à un simple recomptage des voix pour rétablir la justice : « La foule n’a pas d’âme comme on dit et la foule on ne peut pas citer nommément telle ou telle autre a fait ça sans preuve, mais ce que je vois dis officiellement, nous réclamons ce qu’on puisse enlever les suffrages nous octroyés et nous donner réellement ce que nous avons fait aux législatives nationales ce qui fera qu’on puisse dépasser le seuil.«
Le regroupement politique affirme avoir fait bien au-delà des 170 000 voix nécessaires pour atteindre le seuil requis. Cependant, les données de la CENI indiquent que le REPOP n’a obtenu que 49 105 voix, soit 0,27% du total des suffrages, ne lui permettant pas de franchir le seuil exigé.
Face à cette situation, le REPOP entend utiliser tous les moyens légaux à sa disposition. Olivier Luwando Ntemabe précise : « Nous sommes dans un État de droit prôné par le Chef de l’État Felix-Antoine Tshisekedi, nous avons utilisé les voies légales et nous utilisons aussi les voies politiques. Les voies légales, c’est-à-dire entamer une action par la saisine de la Cour constitutionnelle pour réclamer notre droit et aussi les voies politiques c’est au niveau de la rue et des dénonciations pour clamer haut et fort que nous sommes en droit de réclamer ce qui nous est réellement dû.«
La contestation du REPOP souligne les tensions et les divergences au sein de l’Union sacrée de la nation, défiant la vision d’unité et de cohésion prônée par le président Felix-Antoine Tshisekedi.
La Rédaction

