La coordination des opérations électorales de la plateforme de l’opposition Lamuka, dirigée par Faustin Kwakwa, intensifie ses appels à l’annulation des élections qui ont eu lieu en décembre dernier en République démocratique du Congo (RDC). Les résultats de ces élections ont vu la réélection de Félix Tshisekedi à la présidence du pays, mais Lamuka persiste à dénoncer une fraude massive et des irrégularités tout au long du processus.
Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 25 janvier, Faustin Kwakwa a souligné avec fermeté que les élections de décembre 2023 ne peuvent être qualifiées de légitimes. Il a accusé le processus électoral d’être un « simulacre d’élections avec une fabrication des chiffres par des tricheurs amateurs ». Kwakwa a pointé du doigt la Commission électorale nationale indépendante (CENI), soulignant son comportement partial dans la nomination du président et des députés.
« Au regard de tout ce qui précède, le constat est amer : il n’y a pas eu d’élections en décembre 2023, mais plutôt un simulacre avec une fabrication des chiffres par des tricheurs amateurs. La CENI, qu’on a voulu neutre et indépendante depuis le pacte républicain de Sun City, s’est comportée comme une machine sans scrupule à nommer le président de la République et les députés. LAMUKA continue de réclamer la vérité des urnes, la souveraineté du peuple, qui proviendra des élections crédibles, » a déclaré Kwakwa devant la presse.
Les élections du 20 décembre ont été marquées par une série d’irrégularités. Contrairement à la durée légale d’une journée, le processus s’est étendu sur plusieurs jours. De plus, plusieurs candidats étaient en possession du dispositif de vote. Ces irrégularités ont conduit la CENI à invalider 81 candidats députés nationaux.
Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur avec près de 73% des voix, suivi de Moïse Katumbi avec près de 15%. Malgré les contestations, la Cour constitutionnelle a confirmé son élection et il a été investi en tant que président de la République pour les cinq prochaines années.
La tension politique persiste en RDC alors que Lamuka insiste sur la nécessité d’une enquête approfondie pour rétablir la confiance dans le processus démocratique du pays.
La Rédaction

