Devant le vice-premier ministre et ministre de la Défense nationale, Jean-Pierre Bemba, cinq groupes armés d’Ituri ont renouvelé leur engagement à mettre un terme aux hostilités. Les factions impliquées incluent la CODECO, la FRPI, le FPIC, MAPI et un groupe d’autodéfense, marquant un tournant potentiel dans la région troublée. Selon le document signé le 19 avril, ces groupes expriment une volonté commune de prioriser la paix, sous peine de sanctions militaires ou judiciaires pour les contrevenants.
Ce nouvel accord intervient après des années de conflits intermittents et de tentatives de paix éphémères. Le ministre Bemba a souligné l’importance d’une paix durable pour l’ensemble de la province, avant de retourner à Kinshasa. Cet engagement renouvelé soulève des questions sur sa viabilité, étant donné les violations antérieures des accords similaires, qui ont souvent été suivies de nouvelles violences, notamment dans les territoires de Djugu, d’Irumu et de Mahagi.
« Nous, les groupes armés de l’Ituri, prenons l’engagement de cesser immédiatement les hostilités dans l’intérêt de la paix, » déclare le texte officiel, reflétant un espoir prudent mais un scepticisme historiquement justifié.
Le contexte actuel d’Ituri, teinté par les affres répétées de la violence, pousse à s’interroger sur les réels effets de cette nouvelle initiative. Avec une série d’accords préalablement signés mais rarement respectés, la communauté tant locale qu’internationale observe avec une attention accrue, espérant que cette fois-ci, le cycle de violence pourra être brisé.
Rédaction de Bisonews.cd.

