Environ 2 144 personnes ont perdu la vie et d’importants dégâts matériels ont été enregistrés depuis l’instauration de l’état de siège en mai 2021 en Ituri.
La coordination provinciale de la société civile a présenté ce bilan lors d’une assemblée générale organisée pour commémorer les trois ans de l’état de siège.
Selon le président de cette organisation citoyenne, Dieudonné Lossa, la période de l’état de siège a été marquée par une intensification des atrocités des miliciens, entraînant de nombreuses pertes en vies humaines.
Il a notamment cité le cas de l’enlèvement suivi de l’assassinat de 15 civils par la milice CODECO le week-end dernier aux abords du village de Kilo, dans le territoire de Djugu.
Dieudonné Lossa a également mentionné le meurtre d’une dizaine d’autres personnes, enterrées vivantes en février dernier près du village de Tali, dans le même territoire.
Il a regretté que malgré l’état de siège, la violence en Ituri ait atteint un niveau record :
« La situation sécuritaire est restée tendue malgré les efforts déployés au niveau local, national et régional. Les violences meurtrières en Ituri ont atteint leur paroxysme, jusqu’à l’inhumation de quinze personnes vivantes. »
Dieudonné Lossa a ainsi appelé le Chef de l’État à mettre en œuvre les décisions prises lors de la table ronde de Kinshasa, en mettant fin à l’état de siège et en restaurant l’ordre institutionnel.
La société civile de l’Ituri a par ailleurs salué la réhabilitation d’une dizaine de kilomètres de voirie urbaine et la construction de certaines infrastructures publiques, financées par le Gouvernement central, pendant la période de l’état de siège.

