Au moins 29 nouveaux cas de conjonctivite virale, communément appelée « Apollo », ont été signalés au cours de la dernière semaine dans la zone de santé de Oicha, située au Nord du territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Cette recrudescence inquiétante soulève des interrogations quant aux facteurs favorisant sa propagation et à l’impact sur la population locale.
Archype Kule Kyusa, infirmier titulaire en charge des activités préventives et de la surveillance épidémiologique de cette zone de santé, pointe du doigt la négligence et l’automédication comme principaux contributeurs à cette situation. En effet, de nombreux habitants, par méconnaissance ou par choix, préfèrent se soigner eux-mêmes en payant des médicaments dont l’efficacité n’est pas garantie. Cette pratique, loin de résoudre le problème, aggrave la situation et contribue à la propagation de la maladie.
Outre l’automédication, des pratiques quotidiennes telles que se frotter les yeux ou réutiliser un même mouchoir pour les nettoyer peuvent également favoriser la transmission du virus. Ces habitudes, bien que souvent anodines, peuvent avoir des conséquences graves, comme le souligne l’infirmier titulaire : « Le mauvais traitement de la conjonctivite virale peut rendre aveugle. »
Face à cette situation, il est primordial que les autorités sanitaires locales intensifient les campagnes de sensibilisation pour informer la population des risques liés à la conjonctivite virale et promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène oculaire. Une prise de conscience collective est nécessaire pour enrayer la propagation de cette maladie et préserver la santé visuelle des habitants de la région.
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