Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a lancé un avertissement sans équivoque aux députés nationaux membres de l’Union sacrée de la Nation (USN). Lors d’une causerie morale à Kinshasa, il a déclaré : « Je n’hésiterai pas à dissoudre l’Assemblée nationale et renvoyer tout le monde à de nouvelles élections si ces mauvaises pratiques persistent.«
Cette déclaration intervient dans un contexte de tumultes politiques persistants autour des postes du bureau définitif de l’Assemblée nationale. Le Président Tshisekedi a réuni 406 députés nationaux et une quarantaine de chefs de regroupements politiques de sa plateforme politique pour les rappeler à l’ordre.
« Nous devons faire de ces défis nos priorités ; j’appelle à l’éveil de votre conscience collective« , a-t-il ajouté, faisant allusion aux principaux défis qui attendent cette 4ème législature, notamment « les réponses aux questions sécuritaires, sociales et de l’emploi des jeunes.«
Le Chef de l’État a également invité les tenors de la majorité parlementaire à l’Assemblée nationale à « privilégier les intérêts de la Nation impatiente de vivre un changement social« , tout en fustigeant « les anti-valeurs constatées au cours des législatures précédentes.«

Suite à cet entretien, l’élection du bureau définitif de l’Assemblée nationale, initialement prévue le 18 mai, a été reportée à une date ultérieure. Le Président du bureau provisoire de la Chambre basse du Parlement, Christophe Mboso, a salué cette recommandation du Président de la République avant d’annoncer le report de l’élection.
En effet, le Chef de l’État a recommandé que la liste des membres du bureau définitif soit revue et corrigée en tenant compte notamment de « la représentativité de la Grande Orientale forte d’une soixantaine d’élus nationaux« , en plus de celle de la femme. Il a enjoint les six membres du présidium à « se concerter dès samedi avec les chefs des regroupements politiques, afin de revoir le ticket du bureau définitif de l’Assemblée nationale.«
À l’issue d’une réunion du présidium de l’USN, cinq candidats ont été choisis pour s’ajouter à Vital Kamerhe, candidat président de l’Assemblée nationale désigné à l’issue des primaires de la plateforme. Des contestations se sont toutefois multipliées, mettant en péril la sérénité de l’Union sacrée.
Par l’équipe éditoriale de Bisonews.cd

