Le massacre survenu à Kilwa dans le territoire de Pweto, province du Haut-Katanga, a récemment suscité une vive réaction du gouvernement congolais, qui a décidé de diligenter une enquête. Lors du dernier conseil des ministres, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement ministre et ministre de la communication, a annoncé l’ouverture de cette enquête, affirmant que celle-ci visait à faire toute la lumière sur les circonstances entourant ces événements tragiques.
Ces incidents, qualifiés de « tristes événements » par le gouvernement, seraient la conséquence d’une incursion des miliciens Maï-Maï Fokat dans cette région du Nord du Haut-Katanga. Toutefois, des divergences subsistent quant à l’interprétation de ces événements. La société civile et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ne partagent pas la même version des faits. Selon certaines sources civiles, l’armée aurait exécuté des membres de la secte Mbidi Kiluwe, les prenant à tort pour des miliciens Maï-Maï.
L’annonce d’une enquête officielle intervient dans un contexte où la situation sécuritaire dans la région reste tendue. Le gouvernement entend envoyer sur place une équipe composée de représentants de plusieurs services pour mener une investigation approfondie. L’objectif est de déterminer les responsabilités et de rendre justice aux victimes de ce massacre.
Dans un tel climat de tension, la transparence de l’enquête sera cruciale pour apaiser les esprits et rétablir la confiance au sein de la population locale. Les résultats de cette enquête sont attendus avec impatience, tant par les habitants de Kilwa que par la communauté internationale.
Peter MOYI

