Jacquemain Shabani, vice-Premier Ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, président de la Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre (CNC-ALPC), est arrivé à Kolwezi, dans la province du Lualaba, pour lancer officiellement l’opération de marquage des armes à feu. Cette initiative, largement attendue, représente un tournant significatif dans la politique de sécurité nationale de la République Démocratique du Congo (RDC).
Le marquage des armes, prévu pour débuter ce mercredi 21 août, est perçu comme une étape déterminante dans le renforcement des mécanismes de contrôle des armements dans le pays. En présidant le Conseil Supérieur de Sécurité le jour précédent, le mardi 20 août, Shanani a mis en lumière l’importance politique de cette opération. La réunion a réuni les Gouverneurs des Provinces du Kongo Central, Kwango, Kasaï et Kasaï Central, ainsi que les hauts responsables de la Police Nationale Congolaise (PNC) et des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Les autorités locales, dont les maires, bourgmestres, administrateurs de territoires et chefs de secteurs du Lualaba, ont également été convoquées pour discuter des implications politiques de cette opération.

Cette démarche vise à renforcer la transparence et la régulation des armements à travers une meilleure traçabilité, ce qui devrait contribuer à la stabilisation de la situation sécuritaire dans la région. En intégrant le marquage des armes dans une politique plus large de sécurité et de gouvernance, le gouvernement cherche à répondre aux préoccupations croissantes concernant l’armement illégal et à promouvoir une gestion plus rigoureuse des ressources en matière de sécurité.
L’importance de cette opération réside non seulement dans son impact direct sur la sécurité, mais aussi dans sa capacité à renforcer le contrôle étatique sur les armes et à limiter leur circulation non autorisée. Cela reflète un engagement clair du gouvernement envers une gestion plus efficace et transparente des questions de sécurité, un enjeu majeur dans le contexte politique actuel de la RDC.
M.KOSI

