Dieudonné Kamuleta, président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et de la Cour constitutionnelle, appelle à une collaboration plus étroite entre les institutions de la République pour assurer un fonctionnement optimal du système judiciaire. Cette déclaration intervient après une rencontre avec la Première ministre, le jeudi 5 septembre, où il a présenté les prévisions budgétaires du pouvoir judiciaire pour l’exercice 2025.
« Le pouvoir judiciaire doit constamment dialoguer avec les autres institutions du pays pour assurer une gouvernance fluide et efficace. Nous sommes venus, en premier lieu, pour renforcer cette coopération nécessaire entre nos institutions. En parallèle, nous avons remis les prévisions budgétaires du pouvoir judiciaire à la Première ministre, conformément aux exigences légales », a expliqué Dieudonné Kamuleta.
Cette rencontre fait suite à une série d’événements récents, dont la tentative d’évasion de la prison centrale de Makala, qui avait suscité des tensions entre le ministère de la Justice et les magistrats. Cependant, le président du CSM a tenu à clarifier que ces incidents ne doivent pas être perçus comme des conflits ouverts entre le pouvoir judiciaire et l’exécutif.
« Notre objectif commun est d’assurer le bon fonctionnement de la justice en République démocratique du Congo. Toutes les institutions sont concernées par cette mission et il est impératif de collaborer pour y parvenir. La solution ne viendra pas d’une seule entité, mais d’un travail collectif, main dans la main, afin de concrétiser la vision du chef de l’État pour notre pays », a-t-il affirmé.
Ce dépôt des prévisions budgétaires intervient dans un contexte où l’amélioration des infrastructures judiciaires et le renforcement des capacités des magistrats sont des priorités pour le système judiciaire congolais. En intégrant ces prévisions dans la loi des finances, le gouvernement espère garantir les ressources nécessaires pour moderniser le secteur et répondre aux défis de l’administration judiciaire.
M. KOSI

