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Le débat entre béton et asphalte : enjeux de durabilité et de coûts à l’expo béton RDC 2024

Lors de la troisième journée de l’Expo Béton RDC 2024, à Kinshasa, M. Roger KANKWENDE, Secrétaire Exécutif du Club BTP&CMA, a pris la parole pour aborder un sujet central dans le domaine des infrastructures routières : le choix entre les chaussées en béton hydraulique et celles en asphalte. Avec une expérience de douze ans en République Démocratique du Congo et un diplôme de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne, M. KANKWENDE a partagé ses réflexions sur les aspects de durabilité et de coûts associés à ces matériaux.

Dans son discours, M. KANKWENDE a d’abord remercié le président du comité d’organisation de lui permettre d’exposer ses vues. Il a ensuite soulevé la question essentielle : « Quelle option est la plus avantageuse entre le béton hydraulique et l’asphalte pour les chaussées ? » Pour éclairer ce débat, il a proposé une analyse qui met en lumière les différences de coût et de durabilité entre ces deux types de revêtements.

Selon M. KANKWENDE, bien que les matériaux de base soient similaires, les revêtements appliqués influencent significativement la performance des routes. « Il est essentiel de privilégier les matériaux locaux pour garantir une réponse rapide en cas de dégradation, » a-t-il affirmé. Il a expliqué que le béton hydraulique, bien que parfois perçu comme plus coûteux à la construction initiale, présente des avantages économiques à long terme. En effet, « les routes en béton nécessitent généralement moins d’entretien que celles en asphalte, ce qui peut réduire les coûts globaux sur une période prolongée. »

M. KANKWENDE a également partagé des données de recherche, indiquant que, sur une période de cinquante ans, les coûts de maintenance des routes en béton sont souvent inférieurs à ceux des routes en asphalte, notamment dans un contexte où l’entretien régulier est négligé. « Les chaussées en béton, bien que plus chères à construire au départ, offrent une meilleure rentabilité sur le long terme en raison de leur durabilité accrue, » a-t-il souligné.

En conclusion, M. KANKWENDE a appelé à une réflexion approfondie sur le choix des matériaux pour les infrastructures routières en RDC. Il a plaidé pour une approche basée sur la durabilité et l’utilisation de matériaux locaux, afin de garantir des infrastructures routières adaptées aux besoins croissants de la population.

Cette intervention a suscité un vif intérêt parmi les participants, soulignant l’importance des choix stratégiques dans le développement des infrastructures en République Démocratique du Congo.

Signé : M.KOSI

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