Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, s’est exprimé avec force lors de la 79e Assemblée générale des Nations Unies, appelant à des actions concrètes face à la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC. Dans son discours, il a souligné la nécessité de sanctions internationales contre le Rwanda, accusé de soutenir activement les rebelles du M23.
« Le soutien du Rwanda à cette rébellion a plongé notre pays dans une crise humanitaire sans précédent. Plus de 7 millions de personnes sont déplacées. Il est impératif que la communauté internationale prenne des mesures pour stopper ces agissements déstabilisants », a affirmé le Président Tshisekedi.

Cette situation, selon lui, met en péril non seulement la sécurité de la RDC, mais aussi la stabilité régionale. À cet égard, le Président a insisté sur l’importance de la traçabilité des minerais stratégiques, considérant leur exploitation comme un enjeu majeur pour l’économie mondiale. « Nos ressources naturelles sont une richesse, mais leur exploitation doit être contrôlée afin de garantir un développement durable », a-t-il ajouté.
Le processus de Luanda, lancé pour apaiser les tensions entre Kinshasa et Kigali, a également été au cœur de son intervention. « La RDC reste fermement engagée dans le cadre de cette feuille de route, qui vise à restaurer la confiance entre les deux nations tout en réduisant les risques d’une escalade régionale », a précisé le chef de l’État.
Sur le plan international, Félix Tshisekedi a annoncé la candidature de la RDC pour un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2026-2027, une position qu’elle n’a plus occupée depuis plusieurs décennies. Soutenue par l’Union Africaine et la SADC, la RDC espère ainsi jouer un rôle déterminant dans la revitalisation de la Charte des Nations Unies et la gestion des crises internationales.
La RDC, riche en biodiversité et en ressources naturelles, entend également s’affirmer comme un acteur central dans la lutte contre le changement climatique. « Notre pays, avec ses vastes forêts et ses ressources naturelles uniques, est une partie essentielle de la solution mondiale face à la crise environnementale », a conclu le Président Tshisekedi.
Cet engagement à défendre les intérêts nationaux tout en se positionnant sur la scène internationale illustre la volonté du gouvernement congolais de rétablir la paix dans l’Est du pays tout en renforçant sa présence dans les instances internationales.
Par Peter MOYI

