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RDC : la Banque mondiale appuie les réformes de la fonction publique pour une administration plus efficace

Le gouvernement congolais, avec l’appui de la Banque mondiale, accélère les réformes de son administration publique. La récente publication des annuaires des agents de l’État marque une avancée majeure dans ce processus de modernisation, visant à améliorer la transparence et l’efficacité de la gestion des ressources humaines.

La rencontre tenue hier à Kinshasa entre Jean-Pierre Lihau, vice-premier ministre chargé de la fonction publique, et Albert Zeufack, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la région, a été l’occasion de faire le point sur l’état d’avancement de ces réformes et d’identifier les prochaines étapes. La Banque mondiale, par la voix de son représentant, a réitéré son engagement à accompagner la RDC dans la mise en place d’un système administratif plus performant.

Une gouvernance plus transparente comme objectif principal

La Banque mondiale, qui a financé le projet d’amélioration des recettes publiques et de gestion des effectifs, se montre satisfaite des résultats obtenus à ce jour. Selon Albert Zeufack, la publication des listes certifiées des agents de l’État permettra une meilleure maîtrise de la masse salariale et de la dépense publique. C’est un changement fondamental qui vise à mettre fin aux dysfonctionnements ayant entravé l’administration congolaise depuis des décennies.

« La publication de ces annuaires certifiés est une avancée concrète qui montre que le gouvernement congolais est déterminé à assainir la gestion des effectifs publics. Nous restons à ses côtés pour que cette dynamique se poursuive et se consolide », a-t-il déclaré lors de son entretien avec Jean-Pierre Lihau.

Vers une politique salariale équitable

Outre la validation des agents de l’administration publique, les discussions ont également porté sur la mise en place d’une nouvelle politique salariale. Cette initiative vise à valoriser le travail des fonctionnaires tout en veillant à une utilisation rationnelle des fonds publics. La Banque mondiale s’est dite prête à soutenir le gouvernement dans l’élaboration de cette nouvelle stratégie, qui devrait permettre de garantir des salaires plus justes et incitatifs pour l’ensemble des employés de l’État.

Albert Zeufack a rappelé que, dans le passé, plusieurs projets similaires n’ont pas produit les résultats escomptés en raison de l’absence de suivi et de l’insuffisance des moyens techniques. Aujourd’hui, avec des avancées notables, la Banque mondiale se félicite de la détermination du gouvernement congolais à poursuivre ces réformes et à redonner à l’administration publique ses lettres de noblesse.

Une dynamique de transformation à consolider

Les autorités congolaises sont conscientes qu’un cadre administratif assaini est essentiel pour attirer de nouveaux investisseurs et améliorer la prestation de services publics. La certification des listes d’agents constitue ainsi un levier pour renforcer la gouvernance et lutter contre les détournements de fonds.

Jean-Pierre Lihau a exprimé sa satisfaction quant à l’implication de la Banque mondiale dans ce processus et a souligné l’importance de ce partenariat pour la réussite des réformes en cours.

« Le soutien de la Banque mondiale est un appui précieux qui nous permet d’aller de l’avant dans notre ambition de rendre l’administration publique congolaise plus moderne, plus efficace et plus proche des citoyens », a déclaré le vice-premier ministre.

Avec cette collaboration renouvelée, la RDC semble avoir trouvé un allié de taille pour mener à bien ses réformes administratives. La modernisation de l’administration publique ne se limite plus à de simples annonces, mais devient une réalité tangible, avec des résultats concrets qui posent les bases d’un avenir plus transparent et efficace pour le pays.

M. KOSI

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