Dans un contexte politique tendu, l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDé), dirigé par Martin Fayulu, renforce sa position contre toute modification de la Constitution congolaise. Le parti accuse ouvertement le président Félix Tshisekedi de chercher à prolonger son pouvoir par des manœuvres constitutionnelles et dénonce une tentative de manipulation de l’opinion publique, qualifiant ces initiatives de menace à l’intégrité du pays.
L’ECIDé critique non seulement le timing, mais aussi le manque de consultation autour de ces réformes. « Avant de modifier la Constitution, il est impératif de récupérer les territoires occupés par le groupe rebelle M23, » déclare le parti. Cette position souligne l’enjeu sécuritaire majeur que représente la situation dans l’Est du pays, où les conflits armés persistent.
De plus, Fayulu et ses alliés appellent à la vigilance, invitant le peuple à se mobiliser pour empêcher ce qu’ils considèrent comme une tentative de balkanisation. Devos Kitoko, secrétaire général de l’ECIDé, insiste sur le fait que les propositions de révision visent à maintenir le régime en place. Le parti rejette également la légitimité des élections de 2018 et 2023, pointant des irrégularités et un manque de transparence dans les processus électoraux récents.
En réponse, l’ECIDé réclame une cohésion nationale avant toute réforme, mettant en avant l’importance d’un dialogue inclusif sous la médiation d’acteurs religieux et spirituels. Cette exigence de cohésion est présentée comme une condition préalable pour envisager une discussion sur l’avenir institutionnel du pays.
Alors que le débat se poursuit, les tensions politiques restent vives, laissant présager de nouvelles confrontations autour de ces réformes constitutionnelles. La question reste de savoir si le président Tshisekedi cèdera face à la pression de l’opposition ou s’il poursuivra son projet avec l’appui de sa majorité.
Peter MOYI

