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RDC : Pourquoi Matata Ponyo doute de l’impact des investissements du budget 2025

Le député national Matata Ponyo a récemment exprimé des réserves quant à l’impact potentiel du projet de budget 2025 sur le développement de la République Démocratique du Congo, malgré les 48% alloués aux investissements. Lors de son intervention sur Radio Okapi, le 4 novembre 2024, il a mis en lumière une exécution budgétaire qui ne répond pas aux attentes, citant les deux dernières années comme des exemples de faibles résultats en matière d’investissements. Selon lui, bien que des fonds aient été prévus pour des projets d’envergure, leur mise en œuvre a été décevante, car ces dépenses ont souvent été redirigées vers des consommations ou des projets de prestige, loin des objectifs d’investissement nécessaires.

Matata Ponyo souligne que la réussite de ce budget dépend en grande partie de la gouvernance et du leadership dont le gouvernement fera preuve. Pour que les chiffres ne restent pas théoriques, une gestion efficace et une réorientation des priorités sont nécessaires. L’ancien Premier ministre insiste sur le fait que les engagements financiers ne suffiront pas à eux seuls; il faut également une volonté politique forte pour maximiser l’impact de ces fonds sur le terrain.

Le projet de budget 2025 met l’accent sur des secteurs clés, dont les infrastructures, le développement rural et l’industrialisation, avec une attention particulière à la modernisation des routes, des aéroports, et des projets hydroélectriques, comme le confirme le gouvernement dans ses prévisions. Toutefois, le député reste sceptique sur la capacité du gouvernement à atteindre ces objectifs sans une transformation profonde de la gestion publique.

Les discussions actuelles autour du budget 2025 se concentrent donc sur la nécessité de renforcer la gouvernance et d’assurer une bonne gestion des ressources. Si ces aspects ne sont pas améliorés, les prévisions budgétaires risquent de rester lettre morte, affectant ainsi les perspectives de développement du pays.

M. MATUVOVANGA

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