La cité de Ngungu, dans le Nord-Kivu, a vu un tournant significatif dans les affrontements opposant les Forces armées de la RDC (FARDC) aux rebelles du M23. Depuis le mardi 7 janvier, cette localité, située à environ 15 kilomètres de Rubaya, est repassée sous contrôle des autorités congolaises, après des opérations militaires coordonnées impliquant également les alliés Wazalendo.
Selon des sources militaires, cette avancée marque une étape stratégique dans une région où les violations du cessez-le-feu par les rebelles ont provoqué une recrudescence des violences. Le lieutenant-colonel Guillaume Njike Kaiko, porte-parole des FARDC au Nord-Kivu, a souligné que cette reprise s’inscrit dans le cadre de l’opération « Caterpillar 2 », une initiative visant à stabiliser les zones troublées et à repousser toute tentative de reprise des insurgés.
« Nous sommes à Ngungu, et les efforts conjoints des commandements régionaux ont permis de sécuriser cette localité. L’armée reste déterminée à protéger les populations et à ramener la paix« , a déclaré le lieutenant-colonel Njike Kaiko. Cette opération reflète une volonté renouvelée de faire face à une menace persistante, dans un contexte où les soutiens extérieurs aux rebelles continuent d’alimenter les tensions.
D’après des témoignages locaux, la reprise de Ngungu a permis à une partie des habitants de revenir sur place, bien que la situation reste fragile. Les rebelles du M23, toujours actifs dans plusieurs localités voisines comme Rubangabanga et Nyabihanga, représentent une menace constante pour la stabilité de la région. Pendant ce temps, l’armée congolaise, appuyée par les milices alliées, maintient ses positions à Kironge et Kaniro, à quelques kilomètres du centre de Masisi.
Alors que les combats s’intensifient sporadiquement sur certains fronts, une accalmie relative a été rapportée dans certaines zones, offrant une lueur d’espoir pour un retour progressif à la normale. Cependant, les défis logistiques, les besoins humanitaires et les incertitudes quant à une solution politique durable soulignent la complexité de cette crise.
Cette avancée militaire, bien que significative, est loin de représenter une victoire définitive. Les tensions demeurent palpables, et la population, marquée par des années de conflit, aspire à une paix véritable et durable. Les FARDC, en première ligne de ce combat, poursuivent leurs efforts dans un environnement où chaque avancée est un équilibre précaire entre espoir et incertitude.
— M. KOSI

