La République Démocratique du Congo traverse actuellement une situation préoccupante dans sa région Est, marquée par des affrontements qui ont entraîné d’importantes pertes humaines et compromis son intégrité territoriale. Dans le cadre du 38e sommet annuel de l’Union africaine à Addis-Abeba, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka s’est rendue sur place pour porter la voix du gouvernement. Agissant en qualité de représentante du président de la République, elle a déclaré : « Le retrait immédiat et inconditionnel des troupes rwandaises du territoire congolais est indispensable pour rétablir la sécurité.«
Lors de son allocution devant le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, la cheffe du gouvernement a rappelé les conséquences douloureuses des récentes hostilités à Goma, où, selon la Primature, plus de 3000 personnes ont perdu la vie et des milliers d’autres ont été blessées. Elle a ainsi appelé les responsables du continent à adopter une approche plus ferme que celle observée par l’Union européenne et les instances internationales, afin d’imposer des mesures concrètes destinées à contraindre le Rwanda à respecter le droit international.
Les discussions à Addis-Abeba ne se limitent pas à la situation congolaise. Le Conseil, composé de quinze membres élus lors de la conférence de l’Union africaine, examine également les troubles qui affectent d’autres pays, notamment au Soudan, où les violences continuent de fragiliser les conditions de vie des populations. Les échanges visent à mettre en place des dispositifs garantissant une paix durable et la protection des citoyens des zones affectées par les conflits.
Par ailleurs, des rapports de terrain indiquent que de nombreuses communautés locales font face à des déplacements massifs et à une détérioration progressive de leurs conditions de vie. La présence de Judith Suminwa à Addis-Abeba traduit ainsi l’engagement du gouvernement congolais pour restaurer la stabilité et assurer la sécurité de ses concitoyens.
— M. KOSI

