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Le désarroi de Mike Mukebay : quand l’opposition laisse tomber son propre défenseur !

Suite à des déclarations outrancières à la suite de la marche de l’opposition du 20 mai, Mike Mukebay a été arrêté et conduit en détention à la prison centrale de Makala en flagrance. Le député provincial de Kinshasa a peut-être senti ses ailes pousser d’autant plus que le président de son parti (Ensemble pour la République), M. Moïse Katumbi, était à Kinshasa pour des grandes manifestations réclamant des élections justes.

Lors d’une émission préenregistrée diffusée sur la chaîne controversée de Louis France Kuzikesa, Mike Mukebay et son coéquipier Daniel Safu ont tenu des propos similaires à la propagande diffusée par la Radiotélévision Libre des Mille Collines, incitant à la haine envers le peuple Luba, notamment. Alors que Daniel Safu a pris la fuite, Mukebay n’a pas pu échapper à la vigilance des services de sécurité qui l’ont simplement appréhendé afin qu’il réponde de ses actes devant la justice.

Quelques jours seulement après l’arrestation de Mukebay, l’opinion découvre que, au sein du parti politique Ensemble et du regroupement de quatre opposants, le traitement et l’attention ne sont pas les mêmes selon que l’on s’appelle Mukebay ou Idi Della. Salomon Kalonda Idi Della, proche collaborateur, voire très proche collaborateur de M. Katumbi, est interpellé à l’aéroport de N’djili pour des faits liés à la sécurité de l’État. L’homme est arrêté avec une arme à feu sur le tarmac de N’djili alors qu’il s’apprêtait à rejoindre Lubumbashi en compagnie de Katumbi, qui l’attendait tranquillement à bord de l’avion prêt à décoller.

Deux poids, deux mesures : après son interpellation et son transfert à Makala, Mike Mukebay n’a bénéficié d’aucun soutien de la part de son parti et de ses dirigeants, qui n’hésitent pourtant pas à l’envoyer au front et à lui faire faire le sale boulot.

Lorsqu’il s’agit de quelqu’un qui a porté atteinte à la sécurité de l’État, tout autant que de celui qui a menacé la cohésion entre les peuples, on constate que la mobilisation autour de l’interpellation n’est pas la même. Les chancelleries sont mobilisées, les médias surexcités, quelques badauds pour perturber la circulation… Il faut être le confident de Moïse pour mériter un tel traitement. Mais lorsque cela concerne la propagande de Mukebay, Ndala et Kalombo, ils trouvent tous leur place.

Il est regrettable de constater que certains membres du parti et du regroupement de l’opposition ne bénéficient pas de la même solidarité et du même soutien. Cela soulève des questions sur l’équité et la cohérence de leur positionnement politique. Dans une véritable démocratie, tous les membres devraient être traités de manière équitable et bénéficier du même soutien face à la justice, quelle que soit leur position au sein de l’opposition. Il est temps de mettre fin à ces pratiques discriminatoires et de garantir un traitement juste et équitable pour tous les citoyens, sans distinction de rang ou d’influence politique.

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