RDC : L’ONG Reporters Sans Frontières exige la libération de Dek’son Assani

Dek’son Assani Kamango, journaliste détenu à Kindu et responsable du site d’information « Maniema » arrêté depuis le 7 février dernier demeure encore et toujours derrière le barreau.

Selon les informations données par l’organisation  »Journaliste en Danger-JED » , le gouverneur a porté plainte contre Kamango au sujet d’un article énumérant une série de critiques des membres du parlement provincial qui l’ont élu gouverneur.

« Cette dernière arrestation et détention prolongée d’un journaliste montre une dimension sans mesure ferme de la part des plus hauts dirigeants politiques du pays. Toutes les déclarations en faveur de la liberté de la presse ne suffiront pas à réduire le nombre encore très préoccupant d’abus contre les professionnels des médias en RDC », a expliqué Arnaud Froger, chef du bureau Afrique de Reproters Sans Frontières-RSF.

Et d’ajouter : << Nous demandons la libération inconditionnelle de ce journaliste, qui ne devrait pas être emprisonné, et nous réitérons notre appel à un moratoire urgent sur les arrestations des journalistes en rapport avec leur travail, en attendant une réforme législative qui abolisse les peines de prison pour les délits de presse >>.

Dans un rapport publié le 23 janvier, JED a décrit la première année de président Félix Tshisekedi comme “inquiétante”. Il y’a depuis lors jusqu’à ce jour près de 100 abus de toutes sortes contre des journalistes et des médias, dont 14 cas des journalistes arrêtés et détenus pour des périodes variables. RSF tout comme JED, regrettent que le nouveau gouvernement n’ait pris aucune mesure politique, judiciaire ou sécuritaire significative afin de sécuriser le travail des journalistes qui représente le quatrième pouvoir.

Lorsque RSF et JED ont rencontré conjointement le président Tshisekedi en marge du Forum de Paris sur la paix en date du 12 novembre passé, le garant de la nation a fait preuve de son soutien à l’idée d’un moratoire sur les arrestations des journalistes dans le cadre de leur travail en attendant une refonte de la loi sur la presse de 1996.

Face à cela, RSF et JED l’ont également exhorté à adopter rapidement un mécanisme de protection des journalistes, dont la première étape serait de nommer un réseau des points focaux dans les agences gouvernementales et les ministères concernés par la liberté de la presse.

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