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Tshisekedi à l’ONU : Le processus de démocratisation reste irréversible en Afrique

Le Président de la République démocratique du Congo (RDC) et président en exercice de l’Union africaine (UA), Félix Tshisekedi, a assuré, mardi, lors de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations-Unies, que le processus de démocratisation en Afrique était « irréversible », tout en réclamant plus pour le continent.

Du haut de la tribune, Tshisekedi a fait état du climat politique en Afrique émaillé des crises. Faisant allusion au Mali, au Tchad et à la Guinée, le Président au pouvoir en RDC depuis deux ans, a déclaré que « le processus de démocratisation reste irréversible en Afrique. Les soubresauts du moment ne sont que des avatars d’un processus démocratique laborieux, certes, mais qui se construit avec le temps et pierre par pierre ». Il a ajouté que « les peuples africains ne toléreront plus des régimes militaires et autocratiques ».


Evoquant la situation sécuritaire, il a rapporté que « des groupes terroristes affiliés à Daech gagnent davantage de terrain chaque jour qui passe » en Afrique, qui « refuse de servir de base arrière au terrorisme international ». Le Président congolais a réclamé plus des Nations Unies « au-delà des déclarations de compassion et d’intentons peu suivies des faits sur le terrain ».

Sur un ton ferme, il a prévenu que « si la communauté des nations minimise le danger que représente la propagation du djihadisme en Afrique, si elle n’adopte pas une stratégie globale et efficace pour éradiquer ce fléau », les « plaies ouvertes dans la zone saharienne, en Afrique centrale et australe, continueront à se métastaser jusqu’à faire jonction pour devenir une menace réelle pour la paix et la sécurité internationale ».

Tshisekedi a réclamé 4 sièges pour l’Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies dont deux membres non permanents et deux membres permanents « avec les mêmes privilèges que des membres actuels ». Il veut que ces pays disposent « du même droit de veto ».

Dans son discours d’une trentaine de minutes, il a également évoqué la pandémie de Covid-19, assurant que « d’ici janvier 2022, le nombre de vaccins à distribuer, passera à 25 millions de doses par mois ».

Il a cependant constaté que « le mal est encore loin d’être éradiqué », appelant notamment à « généraliser la vaccination » et augmenter la capacité des tests ». Félix Tshisekedi a réclamé 100 milliards des droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds Monétaire International (FMI) pour réduire l’impact de la pandémie de Covid – 19 sur les économies Africaines. Les « 33 milliards sont totalement insuffisants au regard de l’immensité des besoins de relance économique », a-t-il déclaré.

Faisant le bilan de son mandat à l’UA, il a préconisé le slogan : “aux problèmes africains, des solutions africaines ». Sur le conflit de la construction du barrage de la Renaissance sur le Fleuve Nil qui oppose l’Egypte, l’Éthiopie et le Soudan, Tshisekedi a assuré que les discussions allaient reprendre « dans un proche avenir ». Sa tentative de médiation entre les trois Etats à Kinshasa avait échoué, en Avril dernier.

AA /Bisonews

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