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Tragédie à Goma : 43 vies fauchées lors de la répression d’une manifestation anti-MONUSCO

Goma, République démocratique du Congo – La ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, a été le théâtre d’une violente répression le 30 août 2023, lorsque les forces de sécurité congolaises ont ouvert le feu sur des manifestants qui préparaient un rassemblement. Selon les autorités congolaises, le bilan tragique s’élève à 43 morts, un chiffre qui suscite l’indignation et les appels à la justice.

La manifestation, organisée par une secte mystico-religieuse connue sous le nom de « Foi naturelle judaïque et messianique vers les nations », avait pour objectif de demander le départ des forces de maintien de la paix des Nations Unies et de la force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est du pays. Malgré l’interdiction des autorités, les manifestants ont bravé l’interdiction et sont descendus dans les rues de Goma.

La répression qui a suivi a choqué le monde entier. Les forces de sécurité congolaises ont ouvert le feu, tuant par balle des dizaines de manifestants et en blessant des dizaines d’autres. Plusieurs personnes ont également été arrêtées. Des images vidéo authentifiées par Human Rights Watch montrent des soldats congolais jetant les corps des victimes à l’arrière d’un camion, une scène macabre qui a suscité l’indignation générale.

Outre les manifestants, un policier a également perdu la vie dans cette violence. Selon les autorités, il aurait été lapidé à mort par la foule en colère. Cette tragédie soulève de sérieuses questions sur les tactiques employées par les forces de sécurité pour maintenir l’ordre.

Thomas Fessy, chercheur principal sur la RD Congo à Human Rights Watch, a condamné l’usage excessif de la force par les forces militaires congolaises. Il a déclaré : « Les forces militaires congolaises semblent avoir tiré sur la foule pour empêcher une manifestation, une manière extrêmement brutale et illégale de faire respecter une interdiction. Depuis deux ans, les autorités militaires utilisent l’état de siège dans la province du Nord-Kivu pour réprimer brutalement les libertés fondamentales. »

En réponse à cette tragédie, Human Rights Watch demande la suspension immédiate des hauts responsables militaires qui ont ordonné le recours à une force meurtrière illégale. L’organisation exhorte également les autorités à permettre aux membres des familles des victimes d’accéder aux corps, actuellement retenus à la morgue d’un hôpital militaire, où l’accès leur est refusé.

Cette sombre journée à Goma restera gravée dans la mémoire collective, un rappel tragique des défis persistants auxquels est confrontée la République démocratique du Congo dans sa quête de stabilité et de respect des droits de l’homme. Les appels à la justice et à la responsabilisation se multiplient, alors que le monde entier observe de près l’évolution de cette situation.

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