La province du Tanganyika, en dépit des efforts conséquents déployés par le personnel médical, demeure confrontée à une persistance alarmante des cas de lèpre. Depuis 2019, plus de 260 cas ont été recensés à Moba, avec seulement environ une centaine de guérisons à ce jour, selon Ndayile Philippe, superviseur de la riposte contre la lèpre et la tuberculose dans la zone de santé de Moba.
« La province du Tanganyika, en particulier Moba, fait face à la lèpre depuis de nombreuses années. Malheureusement, l’endémie persiste, loin d’être éradiquée, contrairement à la tendance nationale. Cependant, des signaux positifs émergent, suggérant une possible éradication de la pathologie, étayés par les résultats des quatre dernières années. En 2019, plus de 265 cas ont été confirmés à Moba, avec actuellement plus de 145 cas nouvellement signalés », déclare Ndayile Philippe, soulignant que la prise en charge des cas de lèpre demeure gratuite dans tous les établissements de santé publics.
La lèpre, une maladie infectieuse chronique, est causée par le bacille Mycobacterium leprae, responsable principal de la contagion. Elle se manifeste par des lésions cutanées, nerveuses, des muqueuses respiratoires et oculaires. Bien que curable, un traitement précoce est crucial pour éviter les incapacités, notamment les difformités des organes.
La transmission de la lèpre se fait par des gouttelettes du nez et de la bouche. Toutefois, le simple contact occasionnel, comme une poignée de main ou le partage d’un repas, ne suffit pas à contracter la maladie. De plus, le patient cesse d’être contagieux dès le début du traitement.
Dans la région du Grand-Katanga, la lèpre demeure endémique, en particulier dans des villages tels que Moba-Port, Kapakwe, Regeza et Murungizi, situés au bord du lac Tanganyika. Selon les dernières données de l’OMS en 2023, le nombre de nouveaux cas signalés oscille entre 1 000 et 10 000 dans 13 pays tropicaux, dont la République Démocratique du Congo.
Par La Rédaction

