Kinshasa, le 24 janvier – Un consortium composé d’organisations non gouvernementales (ONG) œuvrant pour les droits de l’homme a lancé un appel en faveur de la libération provisoire de Salomon Idi Kalonda, conseiller politique de Moïse Katumbi. L’appel a été officiellement formulé lors d’une déclaration émise à Kinshasa.
Le coordonnateur de ce consortium, Dieudonné Mushagalusa, a souligné dans son plaidoyer que Salomon Idi Kalonda, actuellement détenu, devrait occuper son siège à l’assemblée provinciale du Maniema, étant donné qu’il a été élu député provincial en décembre dernier pendant son incarcération.
Selon Mushagalusa, l’élection de Kalonda en prison envoie un « message fort » et constitue un « signal clair » de l’unité au sein de la population de sa circonscription électorale à Kindu. Il a déclaré : « Il est crucial de considérer que c’est un message fort, un signal qui prouve à suffisance qu’il y a une communion entre la population de sa circonscription électorale de la ville de Kindu. »
Mushagalusa a également appelé à l’intervention du Chef de l’État dans cette affaire, soulignant que c’est une demande formulée par la population, surtout envers le Président de la République et toutes les institutions susceptibles d’intervenir dans ce cas. Il insiste sur le fait que Kalonda jouit d’une confiance significative de la part de la population.
Salomon Idi Kalonda a été arrêté le 30 mai 2023, sur le tarmac de l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour Lubumbashi. Il fait face à des accusations graves, notamment d’atteinte à la sûreté de l’État et de collusion avec la rébellion du M23.
La situation complexe de Kalonda soulève des questions quant à la légitimité de son élection et à la nécessité d’équilibrer la justice et les processus démocratiques. Le consortium d’ONG insiste sur le fait que la population exprime un soutien significatif envers Kalonda, mettant en lumière les nuances entourant cette affaire.
La Rédaction

