Dans une récente déclaration officielle, le gouvernement du Burundi a exprimé de graves préoccupations, accusant le Rwanda de jouer un rôle dans les récentes violences qui ont secoué la province de Bubanza. L’incident, survenu dimanche dernier à Buringa, a été marqué par une attaque dévastatrice attribuée au groupe Red Tabara, qualifié de terroriste par les autorités burundaises.
L’assaut a tragiquement frappé une famille en deuil, entraînant la mort de neuf personnes, dont six femmes et un militaire intervenant en secours. En outre, cinq autres individus ont été blessés, et des dégâts matériels considérables ont été rapportés, incluant des véhicules incendiés et des biens vandalisés.
Le secrétaire général de l’État, Jérôme Niyonzima, a vigoureusement condamné cette attaque, la qualifiant d’acte lâche contre des civils innocents. Il a également pointé du doigt le Rwanda, l’accusant de soutenir le groupe Red Tabara, responsable de l’attaque.
Le mouvement Red Tabara a revendiqué la responsabilité de cette attaque, affirmant poursuivre son combat jusqu’à l’ouverture de négociations inclusives visant à instaurer une paix durable au Burundi. Cette déclaration souligne la complexité de la situation, où les revendications politiques se mêlent à la violence.
Le Burundi a réitéré ses accusations envers le Rwanda, déplorant son rôle présumé dans l’entraînement et l’armement de Red Tabara. Le gouvernement burundais a exigé l’extradition des leaders du groupe, qu’il affirme être hébergés au Rwanda, une demande qui souligne l’ampleur des tensions entre les deux pays.
En réponse à cette menace persistante, les autorités burundaises ont appelé à une vigilance accrue et à une coopération renforcée au sein des comités mixtes de sécurité, dans le but de prévenir de futures attaques.
Cet incident marque la deuxième attaque attribuée à Red Tabara depuis le début de l’année, après un assaut en janvier qui a coûté la vie à 20 personnes dans la localité de Vugizo. Face à cette escalade de violence, l’administration Ndayishimiye a exhorté la population à rester unie contre le terrorisme et à signaler toute activité suspecte, rappelant que la sécurité nationale est une affaire de tous.
Les relations déjà tendues entre le Burundi et le Rwanda se trouvent ainsi davantage fragilisées, avec la fermeture des frontières terrestres par le Burundi en janvier, une mesure prise en réaction aux accusations de soutien rwandais à Red Tabara. Cette situation complexe met en lumière les défis sécuritaires et diplomatiques auxquels sont confrontés les deux pays d’Afrique de l’Est.
Signé par La Rédaction

