L’Association nationale des victimes du Congo (ANVC) a vivement critiqué la demande d’extradition de Roger Lumbala par le gouvernement congolais, estimant qu’elle risquait de compromettre la justice internationale.
Dans une interview accordée à Radio Okapi le mercredi 15 mai, le coordonnateur de l’ANVC, Mhyrand Mulumba, a exprimé ses inquiétudes quant à l’impact de cette démarche sur la procédure judiciaire en cours. Selon lui, la France est mieux placée pour juger Roger Lumbala, compte tenu de la nature des crimes qui lui sont reprochés.
« La demande d’extradition de l’État congolais est inappropriée et risque de compromettre la poursuite de la justice internationale. Roger Lumbala doit être jugé par les juridictions françaises, qui ont les compétences nécessaires pour traiter ce dossier complexe », a déclaré Mhyrand Mulumba.
Rappelons que Roger Lumbala est accusé de crimes contre l’humanité commis entre juillet 2002 et janvier 2003 en RDC, dans le cadre de la guerre civile qui a déchiré le pays entre 1998 et 2003. Il est notamment soupçonné d’avoir participé en tant que dirigeant du groupe rebelle Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N) à des actes violents contre la population civile.
La démarche de l’ANVC intervient dans un contexte où la question de l’impunité des crimes contre l’humanité en RDC reste préoccupante. L’association appelle à ce que la justice française fasse toute la lumière sur cette affaire et que les responsables de ces crimes répondent de leurs actes devant la justice.
Par l’Équipe Éditoriale

