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L’APLC intensifie ses efforts contre les « minerais de sang » et appelle à une solidarité régionale

L’Agence de la présidence de la République chargée de la prévention et de la lutte contre la corruption (APLC) redouble d’efforts pour lutter contre l’exploitation illicite des ressources minérales en République démocratique du Congo. Lors de la Conférence régionale de la plateforme anticorruption de l’Afrique de l’Est, l’APLC a exhorté ses homologues à une coopération accrue pour élaborer un traité régional sur le recouvrement des actifs issus des flux financiers illicites.

Cette conférence, organisée par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime et la Commission kényane pour l’éthique et la lutte contre la corruption, a réuni des experts de divers horizons, notamment du ministère de la Justice, de l’APLC, de la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) et de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP).

Francis Lusakweno, coordonnateur adjoint intérimaire en charge des enquêtes à l’APLC, a souligné l’importance d’un véritable partage d’informations pour contrer la fraude. « Nous devons unir nos forces pour mettre fin à l’exploitation illégale de nos ressources », a-t-il insisté.

Depuis plus de vingt ans, les conflits en RDC ont facilité la vente et l’exploitation illégales des « minerais de sang ». Pour Lusakweno, il est crucial de détecter, identifier et circonscrire ces activités illégales et de partager ces informations avec les partenaires internationaux.

Un aspect notable de cette initiative est la collaboration avec la Tanzanie, qui a déjà permis à la RDC de récupérer plusieurs tonnes de minerais extraits illégalement. « La contribution de la Tanzanie est essentielle dans notre combat contre l’exploitation illégale », a déclaré Lusakweno, exprimant sa gratitude envers ce pays.

L’APLC appelle à la création d’un traité régional qui permettrait de récupérer les actifs provenant des flux financiers illicites et de renforcer la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources naturelles. Ce traité pourrait devenir un outil puissant pour lutter contre la corruption et l’exploitation illégale, contribuant ainsi à la stabilité et au développement économique de la région.

L’approche proactive de l’APLC démontre une volonté de renforcer les mécanismes de coopération régionale et de mettre en place des stratégies durables pour protéger les ressources naturelles de la RDC. Cette initiative pourrait servir de modèle pour d’autres régions confrontées à des défis similaires.

La Rédaction

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