La criminalité urbaine continue de plonger la ville de Goma dans une angoisse croissante. Dans la nuit du 31 juillet au 1er août, deux jeunes ont été brutalement abattus par des hommes armés aux alentours de 20 h locales, dans le quartier Murara, plus précisément à Instigo. Cet incident, s’ajoutant à une série de meurtres, porte à douze le nombre de victimes, principalement des jeunes, dans la seule commune de Karisimbi en l’espace d’un mois.
Les quartiers ouest de Goma, notamment Mugunga, Ndosho, et Kasika, sont les plus affectés par cette vague de violence qui sème la terreur parmi les habitants. La jeunesse de Karisimbi, exaspérée par l’inaction des autorités, exprime son ras-le-bol. Claude Rugo, président communal des jeunes, ne mâche pas ses mots pour dénoncer l’absence de mesures concrètes face à cette insécurité croissante : « Nous sommes profondément indignés de constater que nos citoyens sont abattus quotidiennement à Karisimbi. Cette situation ne peut plus durer. Il est urgent que des enquêtes soient menées pour identifier et traduire en justice les auteurs de ces crimes, » déclare-t-il avec fermeté.
La tension est montée d’un cran dans la nuit de mardi à mercredi, avec l’assassinat d’un autre jeune dans le quartier Kasika. Cet événement tragique a provoqué la colère des résidents, qui ont érigé des barricades pour manifester leur mécontentement, rendant la circulation impossible.
Cette montée en flèche de la violence interpelle sur l’urgence de mesures efficaces pour restaurer la sécurité dans ces quartiers. Face à l’inaction des autorités locales, la population de Goma vit dans la peur, se sentant abandonnée par ceux qui sont censés les protéger. Les appels à une réponse ferme se multiplient, alors que la ville semble sombrer de plus en plus dans l’insécurité.
M.KOSI

