Dans le sillage des récents affrontements qui ont secoué le village de Mpumiyo, situé dans le territoire de Kwamouth, une lueur d’espoir émerge après l’angoisse. Sept individus, parmi lesquels cinq militaires, qui avaient été portés disparus depuis jeudi dernier ont été retrouvés vivants. Une nouvelle qui apaise quelque peu les tensions dans cette région secouée par la violence.
Les séquelles de ces affrontements se lisent sur les visages meurtris des rescapés. Tous ont été touchés par les balles lors des échanges de tirs. Un civil se distingue comme étant le seul indemne parmi les retrouvés. Cependant, les stigmates de cette tragédie sont visibles, alors que le village de Mpumiyo reste vidé de sa population, ses habitants ayant fui les rafales de balles, abandonnant derrière eux leurs foyers et leurs biens.
« Avec tous ces coups de balles, l’autre civil a reçu un coup au pied et s’est enfui pour se retrouver au niveau du camp cantonnier et on l’a conduit au niveau de Masiambio pour les soins. Les militaires se sont retrouvés au niveau de Kinsele, les deux autres se sont retrouvés au niveau de Kimangunu et sont conduits au camp cantonnier où il y a leur base militaire. L’autre civil qui s’est retrouvé à Mbenzale sain et sauf, lui avait juste fui », explique Stanys Libie, chef du village Kimomo à Kwamouth, dépeignant la scène poignante de ces événements.
Cependant, l’ombre persistante de l’insécurité plane toujours sur la région. Les miliciens Mobondo conservent leur emprise dans plusieurs villages du territoire de Kwamouth. Des noms résonnent comme des rappels alarmants : Masese, Mutsheto, Ngolomingi, Mabanga, Kimomo, Mbomo… La liste s’étend sur l’axe RN 17 et même sur les voies fluviales, où les villages de Nkomankiro, Nkana et Menko sont sous la menace constante des assaillants.
Alors que la communauté locale tente de panser ses blessures, ces événements soulignent l’urgence d’une action concertée pour restaurer la paix et la sécurité dans la région de Kwamouth.
Par l’équipe éditoriale

