Le 4 décembre, lors d’une séance d’université populaire dans la province du Kasaï, plus précisément à Tshikapa, Adolphe Muzito, ancien Premier Ministre et actuel candidat à la présidence, a détaillé ses propositions de campagne. L’accent a été mis sur l’augmentation des salaires des fonctionnaires de l’État dès sa première année au pouvoir.
Muzito, devant un auditoire attentif, a déclaré avec conviction : « Le Gouvernement a alloué plus d’1 milliard de dollars pour les dernières élections générales, soit 500 millions chaque année. En considérant que ces dépenses ne seront pas nécessaires l’an prochain, je m’engage à affecter cet argent à l’amélioration des salaires des fonctionnaires de l’État dès ma première année de mandat, en attendant les réformes visant à tripler ce budget sur les 10 prochaines années. »
Cette proposition intervient dans le cadre d’une série de rencontres de proximité que Muzito a initiées dans la région du Kasaï. Après un rassemblement réussi au terrain Kwata, le candidat numéro 24 prévoit d’autres rencontres à Kamonya et à Kananga avant de poursuivre sa campagne dans d’autres espaces sociologiques.
L’ancien Premier Ministre insiste sur l’idée que la gestion prudente des ressources allouées aux élections peut être réorientée vers des initiatives bénéfiques pour la population, en l’occurrence, l’augmentation des salaires des fonctionnaires de l’État.
Cependant, il est crucial de noter que ces propositions nécessiteront un examen approfondi et une validation, compte tenu des implications financières à long terme. Les réformes annoncées par Muzito pour tripler le budget sur une décennie suscitent également des interrogations quant à leur faisabilité et à leurs conséquences.
En conclusion, la proposition d’Adolphe Muzito d’augmenter les salaires des fonctionnaires souligne l’importance de la gestion judicieuse des ressources publiques. Cependant, des analyses approfondies seront nécessaires pour évaluer la viabilité de ces engagements à long terme.
Par Manassé Kitemoko Kosi

