L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) est actuellement au cœur d’une tempête politique. Plusieurs membres influents et militants du parti au pouvoir réclament le départ d’Augustin Kabuya, qu’ils accusent de gestion autoritaire et de favoritisme.
Lors d’une réunion extraordinaire tenue le 12 juillet 2024 à Kinshasa, l’exécutif de l’UDPS a réaffirmé sa confiance en Kabuya, l’encourageant à poursuivre les recommandations de la retraite de Kisantu. En réponse, Kabuya a acté le retrait des membres de l’exécutif ayant participé à une réunion irrégulière la veille, appelant à des mesures rapides pour combler ces départs.
Malgré ce soutien de la présidence de l’UDPS, une faction importante des militants souhaite voir Kabuya quitter la direction du parti. Les secrétaires nationaux et le comité de la ligue des jeunes de l’UDPS ont exprimé leur désapprobation, critiquant sa gestion marquée par le favoritisme et le népotisme. Ils proposent la formation d’un « comité de crise » pour examiner et résoudre les dysfonctionnements internes.
Eteni Longondo, ancien ministre de la Santé et cadre du parti, a ouvertement dénoncé 23 problèmes majeurs dans une lettre au secrétaire général de l’UDPS. Il a également appelé à la suspension des activités du parti et à la tenue d’un congrès pour traiter ces questions.
Sylvain Mutombo, ancien ministre de la Défense, suggère la création d’une cellule de crise incluant les fondateurs du parti et Marthe Kasalu, veuve d’Étienne Tshisekedi. Il prône une gouvernance collégiale et la convocation d’un congrès extraordinaire pour rétablir l’unité et la réconciliation au sein du parti. Mutombo soutient également les structures ayant désavoué Kabuya.
Face à ces critiques, Kabuya reste ferme, affirmant que ses détracteurs sont manipulés par des adversaires du président de la République.
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