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IGF : « sur 100% dans notre classe politique, on ne peut compter que 5% de personnes intègres »

Le chef de service à l’Inspection générale des finances (IGF) est formel : les auteurs des malversations et détournement des deniers publics sont quasiment dans la classe politique du pays. Fin aout dernier, dans une interview à ACTUALITE.CD et Jeune Afrique, Jules Alingete a affirmé que « sur 100% dans notre classe politique, on ne peut compter que 5% de personnes intègres, de bonne volonté qui sont disposées à aider la République à avancer ».

L’IGF indique qu’elle ne restera pas spectateur des antivaleurs dans la gestion publique de la RDC.

« Nous ne sommes pas les meilleurs Congolais, mais nous avons tout fait pour donner le meilleur de nous-mêmes, pour que notre pays sous l’impulsion du Chef de l’Etat, se place dans la lutte contre l’impunité, la lutte contre les malversations financières ainsi que les détournements. Nous allons continuer à faire ce travail car nous avons la bénédiction du Chef de l’Etat, nous avons la bénédiction des Congolais, pas les moindres, mais la population. Je ne parle pas de la classe politique congolaise qui regorge en elle, 95% de prédateurs », a indiqué Jules Alingete.

(Re)lire: IGF : « c’est pour la première fois qu’un organe de contrôle arrive à inquiéter les membres du gouvernement, les emprisonner et à faire révoquer plus de 20 mandataires publics »

Pour l’heure, l’Inspection générale des finances dit travailler afin de réduire en dessous de 50% les actes de prédation et des malversations.

« Il n’y a pas un pays à prédation zéro. Le plus important, c’est de réduire le niveau de prédation. Aujourd’hui, nous pouvons avec modestie prétendre avoir commencé à réduire le niveau de la prédation. Nous étions à 90% de la prédation. Sur 10 actes de gestion, 9 étaient émaillés des faits de malversations. Je pense qu’aujourd’hui, je peux avec modestie dire qu’on est vers 6 actes entachés des faits des malversations sur les 10. Donc c’est un effort et nous devons davantage travailler pour que nous puissions aller en dessous de 50% pour que sur les 10 actes de gestion, qu’on ait peut être 7 qui se passent avec beaucoup de traçabilités », s’est fixé l’IGF.

Après son investiture à la tête de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a fait de la lutte contre la corruption et deniers publics son cheval de bataille, même si à ce stade les résultats ne sont pas palpables au regard des actes de corruption et des détournements qui se poursuivent. Tshisekedi avait décidé de redynamiser l’inspection générale des Finances avec la nomination des nouveaux animateurs notamment Jules Alingete comme inspecteur général, Chef de service.

Lire aussi : Jules Alingete (IGF) : « nous avons grandement besoin de la Cour des comptes, nous en avons marre d’être le seul service de contrôle qui reçoit les tirs des prédateurs »

Clément Muamba

Actualite.cd/Bisonews

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