AccueilA la UneScandale autour de...

Scandale autour de l’exportation de l’or du Kivu : Appel à la mobilisation lancé par Denis Mukwege

KINSHASA – Dans un discours passionné prononcé hier, le Dr Denis Mukwege, éminent défenseur des droits humains et lauréat du Prix Nobel de la Paix, a lancé un appel urgent à la mobilisation contre ce qu’il qualifie de « véritable hold-up économique ». Le cœur du scandale réside dans l’exportation en masse de l’or provenant de la région du Kivu, avec des répercussions potentiellement désastreuses pour l’économie et la stabilité de la République Démocratique du Congo (RDC).

Sous les projecteurs, il y a une entreprise dont les activités ont suscité des interrogations croissantes au sein de la société civile et de la communauté internationale. Bien qu’ayant investi une somme modeste de 20 000 USD, cette société s’est vu octroyer le monopole d’exportation de l’or du Kivu. Cette décision, critiquée pour son manque de transparence, soulève des questions sur les motivations sous-jacentes et les liens potentiels entre les acteurs économiques et politiques.

Le Dr Mukwege, connu pour son engagement envers les droits des femmes et la justice, s’est exprimé avec véhémence devant un public attentif. « Il est impératif que nous ne restions pas silencieux face à cette situation alarmante », a-t-il déclaré. « Si nous laissons perdurer cette situation, les conséquences pourraient être catastrophiques, non seulement pour notre économie déjà fragile, mais aussi pour la confiance de nos citoyens envers nos institutions. »

L’appel du Dr Mukwege a été largement salué par les organisations de la société civile et les défenseurs des droits humains, qui ont exprimé leur soutien à son initiative de mobilisation. Cette affaire met en lumière la nécessité de garantir la transparence et la redevabilité dans le processus d’octroi de licences d’exportation, afin d’éviter toute exploitation économique injuste et de préserver les intérêts du peuple congolais.

Face à cette situation, le Dr Mukwege a appelé à l’action collective. « Il est temps que nous nous organisions pour faire entendre notre voix », a-t-il exhorté. « La semaine prochaine, nous devons fixer un rendez-vous et, quelle que soit notre direction politique, unissons-nous pour rejeter ces pratiques nuisibles et préserver l’avenir de notre nation. »

Les enjeux sont clairs : la RDC se retrouve à un carrefour critique, où la décision de permettre à une entreprise peu transparente de contrôler l’exportation de ressources précieuses pourrait avoir des conséquences durables sur la stabilité économique et politique du pays. L’appel du Dr Denis Mukwege résonne comme un avertissement crucial, invitant tous les citoyens à s’unir pour préserver l’intégrité de leur nation et de son économie.

Soyez averti chaque fois que nous publions quelque chose de nouveau !

continuer la lecture

RDC : la SCPT et le ministère des Affaires étrangères préparent un partenariat pour rapprocher les services consulaires des Congolais

La République démocratique du Congo pourrait bientôt s’appuyer davantage sur son réseau postal pour améliorer l’accès aux services diplomatiques et consulaires. La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a reçu ce vendredi 5 juin 2026 à Kinshasa la directrice générale de la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT), Sandra Tshibonge Mbiye, afin d’examiner les possibilités de coopération entre les deux institutions.

Affaire American Fresh Food, les accusations de 61 millions USD contre la DGDA restent sans preuve publique

Le nom de Bernard Kabese Musangu, directeur général de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), circule depuis plusieurs mois dans une affaire présumée de détournement de 61 millions USD liée au dossier American Fresh Food.

Rwanda admet une coordination avec l’AFC/M23 et dit avoir poussé au retrait d’Uvira

Le Rwanda reconnaît, pour la première fois, travailler de façon coordonnée avec le groupe rebelle AFC/M23, actif dans l’Est de la RDC. Kigali présente cette relation comme une mesure « défensive » liée, selon lui, à la protection des Tutsi et à la prévention d’une nouvelle vague de violences à caractère génocidaire.