Dans la matinée du jeudi 29 février 2024, la tranquillité de la cité de Sake, nichée au cœur du groupement Kamurhonza dans le territoire de Masisi, a été brusquement interrompue. Deux explosions ont retenti, résultat de l’offensive menée par le groupe rebelle M23, dont les liens avec le Rwanda sont de notoriété publique. Ces incidents marquent une nouvelle escalade dans les tensions qui secouent la région du Nord-Kivu.
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, ces attaques ont causé des blessures graves parmi la population. Bien que les autorités n’aient pas encore communiqué de bilan officiel, l’impact psychologique sur les habitants est indéniable. La peur s’est emparée des résidents de Goma, la capitale provinciale, où l’on redoute désormais d’autres assauts.
La situation est particulièrement préoccupante pour les personnes déplacées résidant à Mugunga, un quartier en périphérie de Goma proche de Sake. Vivant dans des conditions précaires, ces familles se trouvent désormais face à une menace constante, oscillant entre l’angoisse d’une nouvelle attaque et l’espoir d’être épargnées. Une source au sein de la société civile témoigne de leur détresse : « Leur quotidien est suspendu à la peur, à l’attente anxieuse que le ciel ne leur tombe pas dessus. »
Cet événement souligne la fragilité de la situation sécuritaire dans la région du Nord-Kivu, régulièrement ébranlée par les agissements de groupes armés. L’attaque perpétrée par le M23 rappelle la complexité du conflit qui sévit dans cette partie de la République Démocratique du Congo, impliquant des enjeux locaux, nationaux et internationaux.
Face à cette nouvelle épreuve, la communauté internationale et les acteurs locaux sont appelés à renforcer leurs efforts pour apporter une réponse coordonnée à la crise humanitaire qui se dessine. La priorité reste la protection des civils, souvent premières victimes de ces violences.
La Rédaction

