La Cour Militaire du Nord-Kivu a rendu son verdict dans l’affaire des onze militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) du régiment Réaction Rapide, stationnés à Lushangi-Café près de la cité de Saké, territoire de Masisi. Accusés de fuite devant l’ennemi, de lâcheté, de faux et usage de faux, ainsi que d’incitation à des actes contraires aux devoirs, huit des accusés ont été condamnés à la peine de mort. Parmi eux figurent le commandant du bataillon, son adjoint et cinq autres militaires, tous expulsés des FARDC. En revanche, trois accusés ont été acquittés par la justice.
Cette décision a suscité une vive réaction de la part de la défense des condamnés. Me Alexis OLENGA, avocat des accusés, a exprimé son désaccord avec le verdict rendu. Selon lui, la décision de la justice aurait manqué d’entrer dans l’histoire du pays, confirmant les récentes déclarations du chef de l’État sur l’état du système judiciaire. Me OLENGA estime que le juge, bien qu’il soit libre dans sa décision, aurait dû fournir une motivation plus claire et convaincante pour étayer son jugement. « Nous sommes dans les délais pour interjeter appel et nous allons le faire, car cette décision n’a pas sa place dans les annales », a-t-il conclu.
Rappelons que le 24 décembre 2023, ces militaires FARDC étaient déployés aux environs de Sake, une cité située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la capitale provinciale Goma, lors des affrontements entre l’armée congolaise, ses alliés, et le M23 soutenu par le Rwanda. Ils auraient alors pris la fuite face aux rebelles, selon les informations du tribunal.
Par l’équipe éditoriale de Bisonews.cd

