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Jules Alingete : «la corruption en RDC est bien combattue depuis trois ans et son ampleur se réduit chaque jour»

La corruption en République Démocratique du Congo (RDC) est bien combattue depuis trois ans et son ampleur se réduit chaque jour, a fait savoir Jules Alingete Key, en réponse à l’intervention Albert Zeufack, Directeur des opérations de la Banque mondiale sur l’évolution de la corruption dans le pays.

Dans une conférence de presse à Kinshasa, Albert G. Zeufack, Directeur pays de la Banque mondiale pour l’Angola, le Burundi, la République Démocratique du Congo, et Sao Tomé-et-Principe, a récemment salué l’embellie économique de Kinshasa ces deux dernières années.

Mais celui-ci n’a pas caché son inquiétude sur l’étendue de la corruption en République Démocratique du Congo (RDC). Une lecture de la situation qui n’a pas laissé indifférent l’Inspecteur général Chef de service de l’IGF, Jules Alingete Key. Ce dernier a sévèrement critiqué, ce mercredi 25 janvier 2023, le point de vue d’Albert G. Zeufack.

D’après Jules Alingete , l’analyse du responsable de la Banque mondiale est biaisée en indiquant que «la corruption en RDC est bien combattue et son ampleur se réduit chaque jour».

«Depuis trois ans, les structures spécialisées relancées et soutenues par le Président de la République Félix Tshisekedi assurent une publication régulière des rapports qui répriment la corruption et il se constate une forte appropriation populaire de cette lutte alors qu’avant les faits de corruption étaient considérés comme normaux et la population était anesthésiée. Il n’y a donc pas lieu de minimiser cette volonté politique et cet élan populaire consistant à dénoncer et réprimer ouvertement la corruption en évoquant une quelconque augmentation de ce phénomène», a déclaré le flic financier congolais.

Dans la foulée, Jules Alingete fustige l’attitude de la Banque mondiale qui, d’après lui, n’appuie nullement les institutions de contrôle dans les pays africains et semble ignorer les vrais mécanismes ayant entraîné l’embellie économique vantée.

Convaincu que l’amélioration réalisée par le pays sur le plan économique est le résultat combiné des progrès réalisés dans plusieurs domaines où les recettes ont presque doublé, l’IGF est aussi d’avis que ces mauvaises analyses et approches de la Banque mondiale et du FMI sont à la base de l’échec de plusieurs programmes économiques soutenus par ces deux institutions internationales dans les pays africains.

Se demandant ce qu’a voulu rechercher le Directeur Zeufack avec ces déclarations qui prennent Kinshasa à rebrousse-poil, Alingete a appelé la Banque mondiale «à quitter les simples analyses de bureau pour intérioriser les réalités sur terrain de la République Démocratique du Congo pour mieux apprécier les efforts réalisés par les structures de lutte contre la corruption avec l’appui du Président de la République Félix Tshisekedi».

Selon ce responsable de la Banque mondiale, la situation macroéconomique s’améliore mais celle de la gouvernance, marquée par la corruption, est «préoccupante».

«En 2022, la RDC était le 3ème pays avec la croissance la plus rapide en Afrique (estimée à 6,1%)», a indiqué Albert Zeufack, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour quatre pays africains. Il a fait savoir en outre que l’amélioration de la situation macroéconomique a permis au pays de bénéficier d’un appui budgétaire de la Banque mondiale de l’ordre de 250 millions de dollars en juin 2022.

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