Le groupe, présidé par la France, réunit l’Allemagne, la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse et l’Union européenne. C’est sa première prise de position depuis l’annonce du FRN à Goma, le 12 octobre. La déclaration ne cite pas nommément l’ancien président.
Un dialogue inclusif et le respect de la Constitution
Le GCI appelle toutes les parties à respecter l’État de droit et la Constitution, et rappelle son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC. Il juge un dialogue inter-congolais pacifique et inclusif, associant toutes les parties prenantes clés, indispensable à une paix durable, et estime que les divergences politiques ne peuvent être réglées par les armes.
Le texte insiste aussi sur la protection des droits fondamentaux, nécessaire pour permettre à tous les partis politiques et aux organisations de la société civile d’exercer librement leur rôle. Il intervient deux semaines après la suspension, le 15 octobre, des activités du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et de douze autres formations. Il salue enfin la déclaration du 19 octobre du président de la Commission de l’Union africaine, qui appelait toutes les parties à la retenue.
Le Rwanda et les FDLR visés
Le groupe se dit profondément préoccupé par les combats dans l’Est et par l’usage croissant de drones, aux conséquences graves pour les civils et les humanitaires. Il demande le respect du cessez-le-feu auquel les parties s’étaient engagées à Doha le 19 juillet 2025, et encourage les signataires des accords de Washington et de l’accord-cadre de Doha à remplir leurs obligations sans délai. Il soutient la médiation de l’Union africaine conduite par le président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé.
Le GCI rappelle la résolution 2773 du Conseil de sécurité, qui demande aux forces rwandaises de cesser leur soutien au M23 et de se retirer sans condition de la RDC, ainsi que le démantèlement des administrations parallèles mises en place dans l’Est. Il demande aussi au gouvernement congolais de présenter un plan d’action et un calendrier précis pour désarmer et démobiliser les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Le texte appelle enfin toutes les parties à garantir un accès humanitaire total et sûr, dans un contexte marqué par l’épidémie d’Ebola, qui a dépassé les 10 000 cas confirmés.





