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Le Criant Déséquilibre Financier : L’Infime Contribution des Entreprises d’État au Budget de la RDC, 0,24% en 2021

Renforcement des Capacités pour une Gestion Exemplaire des Finances Publiques : Un Atelier de Réflexion pour les Mandataires des Organismes Publics et des Entreprises d’État de la République Démocratique du Congo

Dans un effort concerté pour promouvoir la responsabilité financière et l’intégrité au sein des organismes publics et des entreprises relevant du Portefeuille de la République Démocratique du Congo, un atelier de deux jours a été orchestré. Cette initiative, prévue du mercredi 16 au jeudi 17 août 2023, vise à renforcer les capacités des mandataires afin d’améliorer la gestion des deniers publics et insuffler une nouvelle dynamique dans la gouvernance économique.

Sous l’égide de la Cellule d’Innovation et de Changement des Mentalités, une branche de la présidence de la République axée sur la transformation positive, cette collaboration bénéficie également du soutien actif de l’Inspection Générale des Finances (IGF) ainsi que de l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC). Ensemble, ces entités ont élaboré un thème central pour cet atelier de réflexion d’envergure : « Métamorphoser nos Mentalités pour une Nouvelle Ère Congolaise ».

L’événement a rassemblé une assemblée distinguée, incluant les Directeurs Généraux, les Présidents des Conseils d’Administration et d’autres hauts cadres provenant des entreprises sous l’égide de l’État ainsi que des établissements publics. L’éminente présence du chef de service adjoint de l’IGF, en la personne de Victor Batubenga, a été un point d’attraction incontestable.

Le moment a été propice pour Victor Batubenga de partager des perspectives cruciales sur la gestion des finances publiques. Avec éloquence, il a captivé son audience en exposant le panorama actuel des contributions financières des entités publiques au budget national. En lançant un appel à l’introspection, il a fait allusion au glissement progressif de ces contributions, passant d’un robuste 36% en 1984 à une inquiétante échelle de 0,24% en 2021. Cette situation, a-t-il souligné avec gravité, requiert une correction urgente et une réorientation des mandataires actuels vers un rétablissement durable de l’équilibre budgétaire.

« L’histoire nous rappelle la sagesse de l’homme prudent : il est préférable de prévenir que de guérir », a évoqué Victor Batubenga, faisant écho à l’adage populaire. Ses paroles, chargées de signification, ont illuminé la voie vers une gestion financière plus judicieuse.

L’accent mis sur la nécessité d’une gouvernance transparente et éthique a conduit à des discussions profondes sur l’encadrement des établissements et des entreprises publiques par l’IGF. Victor Batubenga a souligné l’objectif sous-jacent : l’instauration d’une gouvernance exemplaire à travers la fiscalisation des fournisseurs et des prestataires étatiques, ainsi que la mise en lumière des transactions financières impliquant les agents publics.

Cet atelier n’était pas simplement une assemblée éducative, mais également un forum pour évoquer les défis structurels. Il visait à sensibiliser les gestionnaires publics à l’impératif de changement comportemental, indispensable pour déraciner les pratiques néfastes qui ont terni la gestion des fonds publics.

Le Coordonnateur de la structure dédiée au changement des mentalités, qui a joué un rôle central dans l’organisation de cet événement, a invité les entreprises et établissements publics à devenir les catalyseurs du progrès financier. À titre d’exemple, il a rappelé leur contribution exceptionnelle au budget de l’État durant les années 1999, en temps de conflit.

Quant à Thierry Mbulamoko, le Coordonnateur de l’APLC, il a offert une réflexion approfondie sur les conséquences des pratiques préjudiciables dans la gestion des affaires publiques. Il a souligné comment ces agissements ont graduellement sapé les ressources de l’État et ont contribué à la stigmatisation des politiciens et des mandataires publics. Cet atelier, a-t-il affirmé, représente une opportunité précieuse pour les mandataires de s’exprimer librement, sans ambages, sur les maux qui minent la société congolaise, notamment la corruption.

En conclusion, cet atelier de renforcement des capacités s’est révélé être bien plus qu’une simple réunion professionnelle. Il a servi de tribune pour remettre en question les anciennes normes, promouvoir la transparence et redynamiser l’engagement envers une gestion financière exemplaire. Les perspectives partagées et les dialogues engagés laissent entrevoir un avenir où les deniers publics seront gérés avec diligence, honnêteté et un souci constant du bien-être de la République Démocratique du Congo.

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