Kinshasa, le 5 février 2024 – Franck Diongo, candidat à la présidence de la République et président du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP), exhorte à la tenue immédiate d’un dialogue « inclusif » sous l’égide des Nations-Unies ou de l’Union Africaine. L’objectif principal de ce dialogue serait de mettre en place une transition en vue d’organiser des élections crédibles et transparentes dans les plus brefs délais.
Diongo justifie son appel par le manque de crédibilité du processus électoral et des résultats des élections du 20 décembre 2023. Selon lui, cette situation entraîne l’illégitimité de toutes les institutions résultant de ce processus, une illégitimité que le MLP refuse de reconnaître. Il préconise que ce dialogue inclusif, organisé en dehors du pays pour garantir l’inclusivité et la sécurité des participants, engage les différentes composantes de la nation, chacune avec un statut unique et identique.
Dans son message public du samedi 3 février 2024, Franck Diongo déclare : « La composante opposition politique ayant participé au processus électoral sera dirigée par le véritable vainqueur de l’élection présidentielle de 2023, Monsieur Moïse Katumbi Chapwe. La composante opposition politique ayant boycotté le processus électoral, dirigée par le Sénateur à vie et ancien Président de la République Joseph Kabila Kabange. La composante opposition armée, Alliance Fleuve Congo, AFC, et les autres groupes armés œuvrant dans le pays (Ituri, Maniema, Katanga, Bandundu, Nord Kivu, Sud Kivu…), sera dirigée par leur Coordonnateur Monsieur Corneille Nangaa. La composante Société civile, dirigée par les Confessions religieuses représentatives du pays, en l’occurrence, les églises catholique et protestante. La composante Gouvernement de fait, représentée par le Président illégitime issu du braquage électoral, Monsieur Tshilombo. La diaspora et les autres mouvements associatifs y prendront part selon leur appartenance politico-religieuse. »
Le 4e cycle électoral en République Démocratique du Congo a récemment consacré la réélection de Félix Tshisekedi avec 73,47%, selon les chiffres de la Cour constitutionnelle. Malgré ces résultats, la contestation persiste parmi certains leaders politiques de l’opposition, dont Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Denis Mukwege, et d’autres. Ils réclament un dialogue visant à la réorganisation des élections, avec une Commission électorale nationale indépendante (CENI) et une Cour constitutionnelle recomposées, suite aux irrégularités et actes de fraudes dénoncés après les opérations de vote.
La situation politique en RDC demeure complexe, marquée par des divergences d’opinions et des contestations. L’appel de Franck Diongo à un dialogue inclusif souligne l’importance de trouver une solution pacifique et consensuelle pour surmonter les défis actuels et ouvrir la voie à un processus électoral plus transparent et crédible.
La Rédaction

