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ALERTEFRN : le général Eddy Kapend met les troupes du Grand Katanga en alerte

Patrick Muyaya somme la C64 de se prononcer sur le FRN de Joseph Kabila

Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, demande à la Coalition Article 64 (C64) de clarifier sa position après la création du Front pour la refondation de la nation (FRN) par Joseph Kabila. Dans une vidéo diffusée le dimanche 18 octobre, le ministre de la Communication et des Médias vise ceux qui réclamaient la participation de l’ancien président au dialogue national.

Muyaya

Pour Patrick Muyaya, ceux-là doivent désormais dire s’ils font le choix de la République. « Le choix qu’il fait de prendre les armes, c’est de s’attaquer à la République », a-t-il affirmé à propos de Joseph Kabila, ajoutant que cette démarche visait aussi l’ordre constitutionnel.

La C64 rassemble notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, unis contre tout changement de la Constitution. Lundi 19 octobre, la coalition n’avait rendu publique aucune réponse.

Kabila et Nangaa au dialogue, l’exigence d’août

La demande du gouvernement renvoie à une position prise par l’opposition cet été. En août, Martin Fayulu conditionnait sa participation au dialogue national à l’implication de Joseph Kabila et de Corneille Nangaa, ce que Kinshasa refusait déjà. Le désaccord ne portait ni sur le principe ni sur la date des assises, mais sur la liste des participants.

Le pouvoir avait fixé ses limites. Dans son adresse à la nation du 27 août, Félix Tshisekedi déclarait qu’« aucune conquête militaire ne pourra être convertie en légitimité politique ». Il excluait du dialogue les mouvements qui combattent l’ordre constitutionnel par les armes, occupent ou administrent illégalement une partie du territoire, ou agissent pour le compte du Rwanda. Le gouvernement applique aujourd’hui cette règle au FRN.

Le FRN et les premières mesures

Le FRN a été présenté le lundi 12 octobre à Goma comme le successeur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), liée au M23. Joseph Kabila le préside, avec notamment Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa comme vice-présidents. Trois jours plus tôt, l’ancien chef de l’État avait prononcé une adresse dans laquelle il accusait le pouvoir de mauvaise gouvernance et de revers militaires dans l’Est.

Les réactions se sont multipliées dans la majorité. Vital Kamerhe a dénoncé une contradiction entre les appels à la paix et le recours aux armes, et Germain Kambinga a appelé la classe politique à faire bloc derrière le chef de l’État. Le 15 octobre, le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur a ordonné l’interdiction des activités du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti de Joseph Kabila, et de douze autres formations politiques.

Pour la C64, une réponse engagerait deux positions distinctes : son jugement sur la création du FRN, et le maintien ou l’abandon de sa demande de voir Joseph Kabila participer au dialogue. Le calendrier des assises n’a toujours pas été rendu public.

Sources

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