MSF justifie cette décision par l’ouverture d’autres centres dans la ville, dont les capacités suffisent désormais à accueillir les malades. Sylvie Kaczmarczyk, coordinatrice d’urgence de la réponse Ebola de MSF en Ituri, explique que l’organisation peut ainsi réorienter ses équipes vers des zones où les besoins sont plus importants.
Quatre centres restent ouverts à Bunia
Après la fermeture, les personnes présentant des symptômes pourront se rendre dans l’un des quatre autres centres de la ville :
celui de l’Hôpital général de référence de Bunia, à Bigo 1 ;
celui du Centre hospitalier de Rwankole ;
celui du Centre médical évangélique (CME), à Hoho ;
celui situé près de l’Hôpital général de référence de Rwampara.
La transmission reste active à Bunia, selon MSF. Ses activités communautaires se poursuivront jusqu’au 31 octobre dans les quartiers de Bigo et de Ndibe, et jusqu’à la mi-novembre à Nzere.
L’Ituri, épicentre de l’épidémie
L’épidémie, due à la souche Bundibugyo du virus Ebola, a été déclarée en mai 2026 en Ituri, qui concentre près des trois quarts des cas du pays. Bunia et Rwampara figurent parmi les zones de santé les plus touchées, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Selon les derniers chiffres communiqués, la RDC compte 9 552 cas confirmés et 4 602 décès, soit une létalité proche de 48 %. Huit provinces sont touchées : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, la Tshopo, le Haut-Uele, le Bas-Uele, le Sud-Ubangi et le Nord-Ubangi. Au 6 octobre, l’OMS recensait encore sept provinces, le Nord-Ubangi étant venu s’ajouter depuis.











