L’ADP cible le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Union africaine, les organisations régionales africaines, l’Union européenne et les partenaires bilatéraux de la RDC. Elle demande aussi l’application effective de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, adoptée le 21 février 2025, qui exigeait la fin des hostilités du M23, son retrait des zones occupées et le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais.
Les rapports de l’ONU jugés crédibles
Pour le parti, membre de l’Union sacrée de la nation (USN), la création du FRN confirme les accusations portées contre Joseph Kabila sur ses liens avec l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et le M23. L’ADP juge crédibles les rapports des groupes d’experts des Nations unies sur ces liens, et cite la levée de l’immunité de sénateur à vie de l’ancien président par le Sénat ainsi que sa condamnation par la Haute Cour militaire. Elle accuse Joseph Kabila de vouloir revenir au pouvoir par les armes.
Sur le plan militaire, le parti demande davantage de moyens humains et financiers pour les Forces armées de la RDC (FARDC) et les combattants Wazalendo qui les appuient, notamment des équipements modernes, ainsi qu’un renforcement des services de sécurité. Il appelle les Congolais à soutenir Félix Tshisekedi, l’armée et le dialogue national convoqué par le chef de l’État, et réaffirme sa loyauté envers le président.
Christophe Lutundula a été vice-Premier ministre chargé des Affaires étrangères sous Félix Tshisekedi.
Ce que l’on sait du FRN
Le FRN a été annoncé le lundi 12 octobre à Goma, au Nord-Kivu. Selon sa déclaration politique, Joseph Kabila en est le président, Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa les vice-présidents. Le général-major Sultani Makenga a été désigné chef d’état-major général de l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC), sa branche armée, avec rang de vice-président.
Joseph Kabila a été condamné à mort par contumace par la Haute Cour militaire le 30 septembre 2025, notamment pour trahison. Les États-Unis ont annoncé le 30 avril 2026 des sanctions contre lui, en l’accusant de soutenir l’AFC et le M23. L’ancien président rejette ces accusations.







