Lamuka, la plateforme de Martin Fayulu, est membre de la C64. Dans sa réponse, Prince Epenge ne prend pas position sur le FRN lui-même. Il s’interroge sur le refus d’un dialogue inclusif alors que la situation sécuritaire reste préoccupante, et rappelle que Martin Fayulu défend cette voie comme la seule sortie de crise.
« Le président Fayulu l’a dit et redit : la guerre n’est pas la solution », a déclaré l’opposant, ajoutant que toucher à la Constitution serait selon son leader un suicide politique. Pour lui, seul un dialogue inclusif peut préserver la cohésion nationale face aux dangers qui menacent le pays.
Ce que demandait le gouvernement
Dans une vidéo diffusée le dimanche 18 octobre, Patrick Muyaya avait estimé qu’en prenant les armes, Joseph Kabila s’attaquait à la République et à l’ordre constitutionnel. Il demandait à ceux qui réclamaient sa participation au dialogue de dire s’ils faisaient le choix de la République.
Avant l’annonce du FRN, le 12 octobre à Goma, la C64 avait plaidé pour la participation de Joseph Kabila et du M23 au dialogue. En août, Martin Fayulu conditionnait même sa propre participation à la présence de l’ancien président et de Corneille Nangaa, coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
Le pouvoir avait fermé cette porte. Dans son adresse à la nation du 27 août, Félix Tshisekedi excluait du dialogue, en tant que composantes politiques, ceux qui combattent l’ordre constitutionnel par les armes, occupent une partie du territoire ou administrent illégalement des entités de la République. « Aucune conquête militaire ne pourra être convertie en légitimité politique », avait-il déclaré.
Les autres dirigeants de la C64, dont Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, ne se sont pas encore exprimés publiquement sur la création du FRN.







