Kinshasa, le 17 février 2024 – À l’approche de la formation du gouvernement en République démocratique du Congo (RDC), Julien Paluku Kahongya, ministre de l’industrie et député national réélu, se trouve au centre d’une tempête médiatique alimentée par des rumeurs persistantes sur sa prétendue collaboration avec les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, dans la province du Nord-Kivu.
Julien Paluku, ancien gouverneur du Nord-Kivu pendant 12 ans et confronté précédemment à la rébellion du CNDP, a qualifié ces allégations de « campagne de diabolisation et d’acharnement » visant à discréditer sa personne. Dans une mise au point transmise à BISONEWS.CD, il a exprimé son mécontentement face à cette campagne, déclarant : « Je tiens à dénoncer cet acharnement sur ma personne. Les laboratoires qui orchestrent cela seront identifiés. Je demeure toujours prêt à défendre la République contre les forces de déstabilisation, restant droit, imperturbable et défenseur des acquis de la République. Halte à l’intox sur ma personne. Je compte sur la vigilance de Dieu et des hommes épris de paix pour veiller sur ma sécurité. »
Le regroupement politique « Alliance-Bloc 50 » (A/B50), auquel appartient Julien Paluku, est une force politique représentative au sein de l’Union sacrée de la nation, la famille politique ayant porté Félix Tshisekedi à son deuxième mandat présidentiel. Avec 20 députés nationaux, 20 députés provinciaux, et 20 conseillers communaux dans l’ensemble du pays, le regroupement compte un total de 60 élus, sans compter d’autres circonscriptions électorales à pourvoir.
« Alliance-Bloc 50 » fait partie du pacte de la plateforme politique « Pacte pour un Congo Retrouvé (PCR), » comprenant également d’autres regroupements tels que l’Alliance des Alliés de l’Union pour la Nation Congolaise (A/A-UNC) de Vital Kamerhe, l’Alliance des Acteurs Attachés au Peuple (AAAP) de Tony Kanku, et la Coalition des Démocrates (CODE) de Jean-Lucien Busa.
Des observateurs, s’appuyant sur les chiffres significatifs obtenus par le regroupement à tous les niveaux des scrutins, estiment que la campagne de « diabolisation » vise à affaiblir Julien Paluku, l’un des alliés importants de Félix Tshisekedi, à l’approche de la constitution des organes institutionnels, notamment à l’Assemblée nationale, au gouvernement et aux assemblées provinciales.
Ministre de l’industrie, Julien Paluku a conservé son portefeuille tout au long du premier mandat de Félix Tshisekedi, sans être limogé ni permuté. Au cours de la campagne électorale, le président avait salué Julien Paluku comme l’un des « meilleurs ministres de l’industrie en Afrique » lors de son passage dans le Nord-Kivu.
La Rédaction

