Dans une tournure inattendue, la société Kibali Gold Mine, une filiale éminente du Groupe Barrick, est confrontée à une menace de fermeture imminente en raison d’accusations de fraude à la loi. Le directeur général de l’Agence de Régulation du Secteur Public (ARSP), Miguel Kashal Katemb, a récemment pris une position ferme en annonçant la radiation de la société étrangère TCFF du marché de la sous-traitance.
L’action en justice découle d’une présumée violation des dispositions légales par TCFF, une société belgo-indienne qui supervise actuellement 90% des contrats de sous-traitance de Kibali. Les allégations portent sur une infraction aux lois en vigueur et à leurs mesures d’application.
Miguel Kashal Katemb, dans un geste sans équivoque, a signifié aux responsables du Groupe Barrick que de telles pratiques ne seraient pas tolérées. Cette décision drastique de l’ARSP s’inscrit dans le cadre des engagements du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour son second mandat, mettant en avant la création d’emplois et la diversification de l’économie nationale.
Le directeur général de l’ARSP a souligné que cette mesure vise à réaffirmer l’engagement du gouvernement envers la transparence et le respect strict de la législation en matière de sous-traitance. « Nous ne pouvons pas permettre que des entreprises opèrent en marge de la loi, compromettant ainsi les objectifs nationaux en matière d’emploi et d’économie », a déclaré M. Katemb lors d’une conférence de presse.
La décision de l’ARSP souligne également l’importance accordée à la légalité et à la conformité dans le secteur minier, un pilier économique crucial pour la République démocratique du Congo. Cela suscite des interrogations quant aux pratiques de sous-traitance dans l’industrie, soulevant des préoccupations quant à la nécessité d’une révision approfondie des procédures.
Il est essentiel de souligner que le Groupe Barrick, en tant que maison mère de Kibali Gold Mine, fait face à des implications significatives en raison de cette affaire. Les responsables du groupe sont en cours de consultations avec les autorités pour résoudre cette crise potentielle et préserver la réputation du groupe.
En conclusion, cette affaire jette une lumière crue sur les défis auxquels sont confrontées les entreprises étrangères opérant en République démocratique du Congo. Les actions de l’ARSP soulignent la nécessité d’une vigilance accrue dans le secteur de la sous-traitance pour garantir le respect des lois nationales et la promotion d’une économie transparente et durable.
La Rédaction

