C’est la première prise de position de la coalition sur la lutte armée depuis que le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, l’a sommée le 18 octobre de se prononcer sur le Front pour la refondation de la nation (FRN) de Joseph Kabila. Le texte ne nomme ni le FRN ni l’ancien président, mais condamne « avec la même fermeté » toute tentative de prendre le pouvoir par les armes ou de s’y installer.
L’article 220 au centre de l’opposition
Le 23 octobre, l’Assemblée nationale a adopté, après une nouvelle délibération, la loi fixant les conditions d’organisation du référendum. Pour la C64, « une majorité parlementaire, quelle qu’elle soit, ne peut s’affranchir de la Constitution ». La coalition estime qu’un référendum ne peut contourner l’article 220, qui interdit toute révision portant sur le nombre et la durée des mandats présidentiels.
Elle qualifie le projet du pouvoir de tentative de coup d’État constitutionnel destinée à maintenir le régime au-delà des limites fixées par la loi fondamentale, et accuse Félix Tshisekedi et ses partisans de vouloir confisquer le pouvoir. La C64 rejette tout changement de Constitution, tout troisième mandat et tout report des élections prévues en 2028.
Doha et la résolution 2773
Sur la guerre dans l’Est, la coalition demande que le processus de paix de Doha produise des résultats vérifiables : respect du cessez-le-feu, mécanisme crédible de contrôle, protection des civils et accès humanitaire. Elle propose d’intégrer au dialogue national les questions de gouvernance prévues par les six protocoles additionnels de Doha.
La C64 exige aussi l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, adoptée le 21 février 2025, qui demande notamment la fin des hostilités du M23 et le retrait des troupes étrangères du territoire congolais.
La coalition rassemble notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund. Elle tire son nom de l’article 64 de la Constitution, qui fait obligation à tout Congolais de faire échec à quiconque prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation de la Constitution.







