Suite à la prestation de serment du Chef de l’État le 20 janvier dernier, l’attention se tourne désormais vers la nomination du Premier ministre. Fils Mukoko, à la tête de l’ABT (Armée des Bâtisseurs Tshisekedistes), a dévoilé lors d’une conférence de presse ce mardi 23 janvier 2024, ses critères pour le choix du futur Premier ministre, visant à assurer la réussite du deuxième mandat de Félix Tshisekedi.
Au-delà des préceptes constitutionnels exigeant la nomination d’un informateur, Fils Mukoko insiste sur la nécessité d’avoir à la tête du gouvernement un technocrate partageant la vision du président Tshisekedi. Faute de mieux, il propose Jules Alingete comme le candidat idéal pour diriger le prochain gouvernement de la République Démocratique du Congo.
« Jules Alingete, un homme intègre et déterminé »
Fils Mukoko souligne les qualités de Jules Alingete, le décrivant comme « quelqu’un d’intègre, de caractère et de valeurs, qui ne supporte pas la corruption. » Il estime que le pays a besoin d’un leader de cette trempe. Pour la composition du gouvernement, Mukoko préconise l’écoute du peuple et la nomination de personnalités choisies par le peuple, tout en se débarrassant de ceux qui n’ont pas été performants dans les gouvernements précédents.
Un gouvernement plus efficace : des conseils des ministres bihebdomadaires
En vue d’un gouvernement plus efficace, Fils Mukoko plaide pour la tenue de deux conseils des ministres par semaine au lieu d’un. Selon lui, cette fréquence permettrait au président et au Premier ministre de surveiller de près les actions de chaque membre du gouvernement.
Profitant de l’occasion, le leader de l’ABT critique vivement les figures de l’opposition, dont Martin Fayulu et Moïse Katumbi, qu’il accuse d’avoir échoué le 20 janvier après avoir appelé à manifester contre les résultats des élections. Mukoko en déduit que ce revers prouve la légitimité de Félix Tshisekedi.
Réponse aux critiques : Appel à l’unité au sein de l’UDPS
Fils Mukoko exprime son désaccord envers les propos de Paul Tshilumbu contre l’UDPS, appelant ce dernier à s’auto-exclure immédiatement du parti. En conclusion, il lance un appel à tous les cadres et militants de son parti politique, les invitant à se réunir le lundi 29 janvier au siège de l’UDPS. L’objectif est de se rendre en bloc au Palais du peuple pour assister au lancement de la nouvelle législature.
La Rédaction

