Dimanche dernier, Kinshasa a accueilli le retour de 1600 jeunes, anciennement membres de gangs urbains, les kuluna, après avoir achevé un programme de rééducation à Kaniama Kasese. Ce retour marque une étape significative dans le projet de réintégration initié par le gouvernement. Ces individus, qui ont désormais des compétences en maçonnerie et en menuiserie, sont prévus pour participer à des projets nationaux de développement, notamment dans l’agriculture et la construction d’infrastructures éducatives et sanitaires.
Le général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik, à la tête du Service National, souligne cette transformation : « Ces jeunes ont subi une métamorphose complète. Ils contribueront à la construction de la nation en fabricant du mobilier scolaire pour des établissements en manque et en participant à la réhabilitation de l’hôpital général de Kintambo. »
L’intégration des anciens kuluna à des projets concrets reflète une ambition plus large de revitaliser le Service National, une initiative lancée sous la présidence de Félix Tshisekedi, visant à engager les jeunes dans le tissu économique et social du pays. En septembre dernier, ce service a notamment distribué 1500 tonnes de maïs à Kinshasa, démontrant son rôle actif dans la lutte contre l’insécurité alimentaire.
Le gouvernement a également mis en place l’opération « Panthère Noire » pour combattre la criminalité dans les villes, y compris Kinshasa, où l’activité des gangs a récemment connu une recrudescence. Ces mesures sont prises dans un contexte de sécurité précaire qui nécessite une action résolue.
Cette initiative de réhabilitation des anciens kuluna est un exemple poignant de la manière dont la rééducation et la formation professionnelle peuvent servir de leviers pour la réinsertion sociale et économique, contribuant ainsi à un cercle vertueux de développement et de stabilité sociale.
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