D’après l’équipe de monitoring de l’organisation, les assaillants ont frappé les sites de Makimbilio, Biasiko et Makamanda, dans le groupement Bakaheku (chefferie de Babila-Babombi), avant de se diriger vers la localité de Mangadi. Le bilan reste provisoire et n’a pas encore été confirmé par les autorités militaires, qui ne se sont pas exprimées. On ignore combien de personnes ont été emmenées.
Une série d’incursions depuis début octobre
L’attaque n’est pas isolée. Selon le coordonnateur de l’APDEF, Grâce Kakundo Kasamba, une moto a été incendiée le 14 octobre à Mambei et trois civils y ont été pris en otage le lendemain. Le 7 octobre, deux civils avaient été tués à Longela, dans la même chefferie : la Nouvelle société civile congolaise y voyait alors la cinquième attaque attribuée aux ADF dans cette partie du territoire depuis le début du mois.
L’APDEF juge la réponse militaire insuffisante. Elle demande à la hiérarchie des Forces armées de la RDC (FARDC) de renforcer la sécurité des sites miniers et des localités exposées, et d’évaluer le dispositif déployé à Mambasa. L’organisation recommande des permutations au sein des unités qui ne parviennent plus à protéger les civils.
Mambasa, nouveau front des ADF en 2026
Groupe armé d’origine ougandaise, formé en 1995 et implanté dans l’est de la RDC, les ADF multiplient les attaques à Mambasa depuis le début de l’année, souvent contre des sites d’orpaillage. Au moins 50 civils avaient été tués entre le 9 et le 15 mars autour de la mine d’or de Muchacha, selon la presse ougandaise. Le 2 avril, une attaque à Bafwakoa, sur la route nationale 4 vers Kisangani, avait fait au moins 32 morts selon des sources locales. Le 7 août, au moins 13 personnes avaient été tuées à Banana École.
Les armées congolaise et ougandaise mènent des opérations conjointes contre les ADF depuis 2021. En mars, la haute-commissaire adjointe de l’ONU aux droits de l’homme, Nada Al-Nashif, indiquait que le groupe avait tué plus de 260 personnes depuis octobre 2025 en Ituri, au Nord-Kivu et dans la Tshopo.











