À Dar-es-Salaam, ce samedi 8 février, les responsables de la SADC et de l’EAC se sont rassemblés pour faire le point sur la détérioration de la situation dans l’Est de la RDC. La prise de contrôle de Goma par le groupe M23, soutenu par l’armée rwandaise, a accentué la dégradation de la vie quotidienne dans une région marquée par la violence, où plus de 3000 vies ont été fauchées et plus de 2000 personnes ont été blessées.
Durant deux journées d’échanges intenses, les discussions se sont orientées vers la mise en place d’un suivi opérationnel et la préparation d’un dispositif de coordination technique. Le communiqué de fin de session indique qu’une rencontre ministérielle sera organisée dans un délai de trente jours afin d’examiner le rapport des responsables militaires sur le cessez-le-feu et la suspension des combats. Il est également prévu d’élaborer une feuille de route regroupant des mesures à appliquer dès à présent et dans les mois à venir, en intégrant la gestion des financements et l’analyse des questions en suspens visant à apaiser la violence sur le terrain.
Parallèlement aux débats, la nécessité de rétablir l’accès aux infrastructures essentielles est ressortie avec force. Les représentants des Nations-Unies et des organisations humanitaires insistent sur l’importance de rouvrir l’aéroport international de Goma ainsi que les voies de communication bloquées afin de permettre l’acheminement des secours dans le respect des normes du droit international en période de conflit. Dans ce contexte, la progression du groupe M23, en collaboration avec des forces extérieures, semble dessiner une nouvelle configuration de la région, augmentant ainsi l’exigence d’une réponse coordonnée.
Les échanges témoignent de la volonté des instances régionales d’examiner l’ensemble des aspects liés à cette crise, dans l’espoir de définir des actions concrètes pour améliorer la situation des populations éprouvées. La prochaine réunion ministérielle constituera l’occasion de préciser les modalités de mise en œuvre des décisions prises, afin de répondre de manière pragmatique aux difficultés persistantes dans cette partie du continent.
— M. MATUVOVANGA

